Le Regard

Le Regard

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« D’habitude je les regarde, c’est vrai je les matte. Je les cherche, je les alpague. Je drague un peu parfois quand le vendredi soir me monte à la tête.

Mais toi, c’est pas pareil. Quand je te regarde c’est parce que je te vois vraiment. Je sais que tu es là, que tu m’as vue et qu’on s’écoute. C’est presque trop simple…

C’est simple en fait : il n’y a rien d’autre entre toi et moi que nos regards en pleine face. Ils transcendent l’espace qui nous sépare, le temps qui fuit et la vie qui nous entoure pour nous dire ‘eh je suis là’ et puis ‘eh je t’ai vue’.

Ça fait peur. Ça fait trembler nos petits cœurs qui n’ont plus l’habitude de tout ça en ces temps où tout va beaucoup trop vite. Si vite qu’on n’a plus le temps pour l’amour, on préfère aller boire des coups ou tirer des coups, toujours en quête de sensations, d’adrénaline, de dopamine, de déconnexion et d’amusement éphémère.

Nous quand on se regarde on a besoin de rien d’autre. Juste de ça. Juste nous. Sans artifice. Sans essayer de plaire. De faire comme ci ou comme ça. De dire cette phrase parce qu’on a l’air plus cool en la disant. De répéter certains gestes pour paraître intéressant. Non, tout ça c’est pas pour nous.

Nous quand on se voit, on sait. On sait qu’on va s’apprécier pendant longtemps. Peut être moins longtemps que ce que j’espère. Mais intensément ça c’est sûr. Parce que le regard ne ment pas. Et avec toi c’est si doux, si paisible que je m’y sens comme à la maison.

L’ennui c’est que ton regard s’éteint chaque fois qu’elle revient. Parce que c’est vrai, elle était là avant et ce regard elle le connait mieux que moi, mieux que personne.

Alors promis, désormais quand je te croiserai je fermerai les yeux. Littéralement. »

Aurélie Laffont

 

Rester enfant…

Je crois bien que je ne grandirai jamais…

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Je suis sans cesse éprise par l’envie de m’exprimer partout et n’importe comment, comme un enfant insolent. Je regarde la vie, les détails insignifiants, et je m’y attarde, je m’en inspire.

Mes passions s’invitent peu à peu dans le tumulte de ma vie…

Et si je ne vis pas encore de mon art, en attendant, je vis pour l’art.

Séduire en chantant, m’amuser en écrivant, bouder en photo, aimer en dansant, rêver en peinture…

Je laisse l’inspiration venir, et frapper à ma porte, même à des heures indécentes et je la laisse s’installer, et s’accaparer de tout mon être pour vous offrir tout ce que j’ai à vous donner.

Tout ça pour vous dire que je me mets aux claquettes !

Je plaisante !

Je m’essaye simplement au dessin, depuis quelques semaines, sur le petit écran de mon téléphone, et j’y prends goût. Rien de très sérieux, mais je fais ça pour le plaisir et j’avais envie de le partager un peu avec vous 🙂

A part ça, la musique continue ! Je continue à composer de nouveaux titres et prends le temps de vous concocter un nouvel EP en anglais 😉

D’ailleurs, j’en profite pour vous annoncer que mon prochain concert aura lieu vendredi 8 septembre, à L’Etage, dans le 10ème, à Paris, à 21h. Vous y êtes tous conviés ❤️

Sur ce, je vous laisse, en dessin…

PS : j’ai créé un compte Instagram afin de continuer à partager mes créations avec vous ! Suivez-moi sous le nom de My Little Illustration 😉

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La Tourisienne : Touriste Parisienne

Définition du jour : La Tourisienne

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La Tourisienne est défini comme étant une parisienne endurcie qui devient soudainement touriste dans sa propre ville. Une touriste parisienne.

C’est cette femme que vous croisez tous les matins, dans les transports en commun et qui vit depuis 10 ou 20 ans dans la capitale, mais qui est tellement accaparée par son quotidien qu’elle n’a plus le temps de se promener et visiter la ville.

C’est cette femme qui ne connaît pas le nom des rues, quand vous cherchez votre chemin (la rue que vous cherchez étant celle adjacente à son adresse de domicile).

Cette femme pour qui « Châtelet » n’est qu’une station de métro, ou pire : une correspondance, avec ces fameux couloirs interminables.

Cette femme qui n’est même jamais montée tout en haut de la Tour Eiffel (si, si je vous assure) et qui sort à la station Champs Elysées Clémenceau en étant persuadée qu’elle arrivera directement devant les grands magasins.

Cette femme qui ne s’est jamais encore rendu à Montmartre ni en montant les marches ni en prenant le funiculaire.

Cette même femme qui s’extasie comme une touriste à Paris, quand vous la sortez finalement le week-end, et qu’elle découvre qu’on peut visiter l’Opéra Garnier.

Cette femme qui vous demande de la prendre en photo, tous les 10 mètres, quand vous vous promenez avec elle dans le Marais, et qui s’exclame à tout va : J’adoOore Pariiiis ! ! !

Si vous reconnaissez quelqu’un de votre entourage (ou que vous vous êtes vous-même reconnue) en lisant cet article, alors sachez que le seul remède à cette situation est : SORTIR.

Sortez sur un coup de tête. Changez d’itinéraire. Visitez les monuments de la capitale. Partez à la découverte de nouveaux bars insolites et apprenez le nom des rues. Sortez. Vite. C’est urgent. Vous avez tout un monde à découvrir, à commencer par Paris.

Allez, pour vous aider un peu, parce que j’ai moi-même longtemps été dans cette situation inconfortable dans le passé, je vous donne quelques idées de Bars insolites à Paris que j’ai testé et approuvé :

  • Le Zéro de Conduite : Buvez vos boissons (non-alcoolisées de préférence) dans un biberon et jouez à des jeux de société en même temps. Quartier : Saint-Germain-des-Près. Tarifs cocktail à partir de 8€.
  • Le Lavomatic : Entrez dans une laverie qui a l’air tout à fait ordinaire… Derrière une des portes des machines à laver se cache votre bar. A vous de trouvez laquelle vous y donnera accès. Quartier : République. Tarif à partir de 8€.
  • Le Pavillon des Canaux : Entrez dans ce pavillon en bord de Seine et buvez votre boisson comme à la maison, même dans la baignoire,+ si vous le souhaitez ! Quartier :  La Villette. Tarifs à partir de 6€.
  • Le Pop In : Et si vous voulez de la musique, le Pop In vous sert du Rock, de la Pop…etc. et c’est même scène ouverte le dimanche soir ! Quartier : Bastille. Tarifs à partir de 5€.

Bon, la liste est courte, mais n’oubliez pas que toute la magie de Paris c’est de découvrir les choses par hasard… 😉

A très vite,

Aurélie – La Brune

Les Couples.

Les Couples.

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Quand tu es célibataire (et que tu t’appelles Aurélie), tu passes plus de temps à observer comment les couples fonctionnent, s’ils sont heureux ou non, s’ils vont durer, s’ils s’écoutent vraiment, et s’ils se complètent bien… tu prends des notes, plutôt que de chercher à séduire. Parce que, tout ce que tu veux trouver, c’est l’amour, le vrai. Et tu ne veux pas te tromper.

Quand je regarde cette photo… une femme souriante, au bras d’un homme fier… Je me demande vraiment comment ils ont fait pour tenir aussi longtemps.

Comment ma grand-mère a-t-elle fait pour supporter mon grand-père, si longtemps ? Comment a-t-il fait pour la supporter si longtemps ?

Déjà, à cette époque, je me dis qu’ils devaient s’aimer (vraiment beaucoup) pour ne pas se poser la question. En 70 ans d’amour, ça en fait des engueulades et des bisous,  pour élever 4 enfants, puis accueillir 8 petits-enfants, chaque été, et enfin avoir la chance de rencontrer 4 de leurs arrière-petits-enfants, avant de nous quitter.

Je me demande à quoi ressemblerait mon couple, à moi, plus tard… S’il sera assez fort ou si je serai assez patiente pour que cela dure longtemps. Je veux dire, très longtemps.

J’essaye de m’imaginer… Faire des concessions, pour une durée indéterminée. La patience pour la cuisine, la vraie. Le sommeil léger. Lui qui ronfle. Plus de couette. Plus de place. Et des mômes qui viennent t’extraire de ton lit, à 3h du mat, parce qu’ils ont faim. Puis, un second réveil brutal, quelques heures plus tard, pour préparer le café et repasser la chemise de Monsieur, avant de partir travailler. Et rebelote le mardi. Le mercredi. Le jeudi. Le vendredi. Et s’il faut, même, le week-end. Quelques années durant. Et plus, si affinité.

J’observe mes amis, les jeunes couples de mon entourage à qui je rends parfois visite, et je me dis que c’est possible. Je me dis qu’une femme a beau être chiante, qu’un homme a beau être bordélique, l’amour est là, et il perdure.

Je les regarde s’aimer, s’embrasser, se gueuler dessus, se pardonner, se fusiller du regard, se balancer des vannes, ou des assiettes (quand la tension monte dans la cuisine), puis s’aimer à nouveau, se faire des bébés, se taper des fous rires, se taper des déménagements, se ruiner, se taper les gosses le samedi, et ikea le dimanche, s’essouffler, se soutenir, se relever, s’aimer encore, s’aimer autant qu’avant, mais toujours plus longtemps. Et ils sont heureux.

Parfois, ils me rappellent un peu mes grands-parents… Et je me dis que, parmi eux, il y en aura qui deviendront aussi des exemples de couples qui s’aiment jusqu’au bout, envers et contre tout.

Et j’avoue, j’espère un jour, à mon tour, faire partie de ces beaux exemples, pour mes propres petits-enfants… Même s’il faut faire des concessions, au passage.

Love,

Aurélie L

 

 

 

La Saint-Valentin pour tous

La Saint-Valentin pour tous…

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Bah oui, c’est le sujet du moment, alors faut bien que je vous en parle un petit peu !

Après quelques années d’expérience de célibat, et de Sans-Valentin, j’aimerais vous donner une idée de ce que représente cette fête, à mes yeux.

Il y a divers points de vue qui s’opposent ou se rejoignent, sur le sujet de l’amour, quand on prononce le nom de cette fête, et pourtant j’ai l’impression que le mot « amour » perd, chaque fois, un peu plus de son sens originel.

Alors à tous ceux qui disent que c’est une fête commerciale mais qui achètent quand-même. Ceux qui disent qu’ils n’ont pas besoin de cette date pour se rappeler qu’ils sont amoureux, et qui d’ailleurs sont les premiers à oublier cette date. Ceux qui pensent qu’ils doivent être absolument en couple avant cette date fatidique, pour ne pas se retrouver seuls. Ceux qui se retrouvent quand-même seuls. Ceux qui disent que c’est ringard. Ceux qui pensent que c’est ringard, mais qui le font pour faire plaisir à leur femme. Ceux qui ne cherchent plus l’amour depuis longtemps. Ceux qui l’ont trouvé. Ceux qui n’y croient plus. Ceux qui n’essayent plus. Ceux qui en ont marre des fêtes, parce que leur porte-monnaie ne suit plus. Et tous ceux qui n’en parlent jamais parce qu’ils ont « d’autres choses à faire ».

A vous tous, j’aimerais vous rappeler que l’amour est un sentiment que l’on peut également éprouver dans divers aspects de notre vie, et sans limite, car il est universel

Une passion, une famille, des parents, des amis, des voyages, de la musique… il y a de l’amour dans tout ce qu’il y a de meilleur à partager.

Parce que c’est quoi l’amour, en fait ?

La première définition que j’ai trouvé dans le Wiktionnaire est celle-ci :

  1. Sentiment intense et agréable qui incite les êtres à s’unir.

Plutôt simple non ? Et si, au passage, ça peut guérir, faire des miracles, vous faire sourire un instant… si ça peut sauver des vies et si ça peut même recoller les morceaux entre des partis ou des nations opposés… alors tous les prétextes sont bons pour célébrer cela, car ça n’a pas de prix.

Que vous soyez célibataire, en couple, ou veuf(ve), continuez d’aimer jusqu’à, pendant et après la Saint-Valentin et aimez plus largement et plus longtemps que jamais, car on en a tous besoin.

Avec tout mon amour,

La Brune

Ps: si quelqu’un veut m’envoyer des fleurs, des Pivoines s’il-vous-plaît (bon courage pour en trouver en hiver et bon courage pour trouver l’adresse 😉

Mes résolutions 2017

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Mes résolutions 2017 :

  • Arriver à l’heure à mes RDV
  • Me tenir droite
  • Manger 5 fruits et légumes par jour
  • Me mettre au sport
  • Économiser pour de nouveaux projets
  • Voyager plus
  • Améliorer mon anglais
  • Arrêter de dire des gros mots
  • Faire plus souvent la cuisine
  • Être un peu moins stressée
  • Écrire un article par jour sur mon blog
  • Changer de rire
  • Arrêter de chercher l’homme idéal
  • Trouver l’homme idéal

OK… Ce que je vais vraiment faire en 2017 :

  • Me nourrir exclusivement de Galettes des Rois en hiver
  • Me nourrir exclusivement de Fraisiers en été
  • Chanter pour éliminer le stress
  • Danser pour éliminer les graisses
  • M’aimer comme je suis pour éliminer les complexes
  • Répéter avec mon groupe tous les week-end, jusqu’à pas d’heure
  • Sortir voir des concerts en plein milieu de la semaine
  • Monter sur scène dès que j’en ai l’occasion
  • Me réveiller en retard, tous les matins, fatiguée et mal coiffée pour aller au boulot
  • Écrire de nouvelles chansons tous les jours
  • Finir de composer celles de 2016 et peaufiner encore et encore
  • Surcharger mon emploi du temps
  • Rigoler trop fort, trop souvent, et surtout de mes propres blagues
  • Être très, très, très dépensière pour mes projets musicaux et radine pour mes autres projets
  • Sourire délicatement aux baux gosses que je croise dans la rue et les charmer le temps d’un regard mais ne jamais m’arrêter parce que je suis trop pressée et que j’ai franchement la flemme de draguer (surtout en hiver, quand tu as le nez qui coule)
  • Rester moi-même et continuer d’avancer

Bonne année 2017.

Le Retour des Vacances…

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Assise depuis quelques heures, dans ce wagon silencieux où braillent quelques enfants vivants, de temps à autres, j’observe la vie qui se cache derrière ces visages inconnus qui partagent avec moi, ce voyage un peu nostalgique qu’on appelle le retour des vacances.

Je me demande ce qu’ils font de leur vie. Est ce qu’ils ont encore des rêves. Est ce qu’ils pensent à demain. Est ce qu’ils préfèrent faire le corps, faire le mort, et continuer le même train-train encore et encore, sans broncher. Ou est ce qu’ils profitent de leur vie sans compter.

Est ce qu’ils arrivent à croire qu’il y a d’autres gens qui ont peut être les mêmes soucis qu’eux, si ce n’est pire. Est ce qu’ils pensent qu’ils sont différents de tout le monde. Est ce qu’ils pensent être à la mode. Est ce qu’ils pensent qu’ils sont tout seul, malgré tout. Est ce qu’ils pensent à tout le boulot qui les attendent et le léger stress de la rentrée des enfants, qu’ils pensaient ne plus jamais avoir à subir, depuis maintenant plus de 20 ans.

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Est ce qu’ils pensent qu’ils auraient dû tout plaquer, rester la bas et ne jamais revenir. Est ce qu’ils auraient mieux fait de faire un petit selfie dans les vagues, un doigt d’honneur bien dressé et un sourire bien étiré pour le poster sur les réseaux sociaux et dire « Fuck » à leur vie d’avant et annoncer un changement radicale. Ou est ce qu’ils sont impatients de rentrer dans leur petit appartement calme et bien rangé pour reprendre leur quotidien, bien rangé lui aussi, sans moustique, coups de soleil et maux de nuque dû à cet oreiller qui n’était pas le leur.

Est ce que le type assis à ma gauche regarde sans arrêt son téléphone pour répondre à tous ses potes qu’il va revoir ce week-end où est ce qu’il le regarde parce qu’il attend, depuis deux ans, un message de son ex. Un simple « ça va ? » qui le laisserait perplexe pendant 20 minutes, avant de lui répondre « oui et toi ? ».

Je me demande si derrière ce masque d’adulte qu’on promène de jour en jour, et de ville en ville… je me demande si y en a qui pleurent encore. Je me demande si y en à qui rient de temps en temps, jusqu’à ne plus avoir besoin d’aller à la salle de sport, tellement les abdos auront bien travaillé.

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Je regarde les voyageurs de ce train, toutes ces vies qui semblent aller dans la même direction que moi, mais qui trimbalent derrière eux un passé bien distinct, qui leur feront aller dans des tas de directions que je ne connaîtrai jamais. Ils fuient mon regard. Ils lisent des livres. Écoutent de la musique. Regarde le paysage défiler comme une bobine de film, en accéléré. Ils s’endorment. Et moi je fais pareil, jusqu’à l’arrivée du train sur le quai, où je suivrai mon petit bonhomme de chemin, une vie qu’ils ne connaîtront peut-être jamais… ou peut-être un jour, s’ils tombent sur ce blog par hasard.

Je sors du train, et je me rends compte que personne ne m’attend à la gare. C’est fini ce temps là, où papa et maman t’aidaient à porter ta valise, trop lourde et encombrante, en râlant un peu, parce qu’encore une fois tu as eu les yeux plus gros que le ventre.

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Aujourd’hui je balade silencieusement, ma petite valise et je repense à ce livre que j’ai lu dans le train, d’Anna Gavalda : « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » Cette petite phrase résonne dans ma tête et c’est ce que je ressens à cette minute précise où je traverse le quai, et la foule parisienne, agitée. Heureusement, je me rappelle qu’en effet, beaucoup de personnes m’attendent quelque part, actuellement. Mes collègues de travail, ma famille, mes amis, mais aussi tous mes projets, ma guitare, ma musique, mon coach vocal, peut-être vous, à mon premier concert, et les producteurs de musique qui ne savent même pas encore que j’existe ! Alors oui, j’ai du pain sur la planche, et j’ai déjà hâte de m’y remettre et de tous vous revoir !

Bonjour Paris, tu m’avais manqué !

Et pour fêter ça, un petit extrait d’un de mes derniers textes :

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« Bonjour Paris,

Tes beaux immeubles qui s’entassent.

Tes ruelles, boulevards et impasses.

Les heures, les voitures, les gens passent

Mais ont du mal à se faire place.

Bonjour Paris,

Tes brasseries, cafés allongés,

Des heures assis là, sans bouger,

Et les additions rallongées,

Parce qu’il fait si bon d’y manger.

Bonjour Paris,

Sur toi, le temps, la pluie s’écoulent,

Et les mêmes pigeons qui roucoulent,

Les mêmes parisiens qui s’essoufflent,

Toujours emportés par la foule. »

Bon retour à tous 🙂

Un week-end en Italie…

Un week end en Italie…

Intro : Je ne suis pas quelqu’un qui voyage beaucoup. Non pas que je n’y vois aucun intérêt mais parce que, même quand l’envie me prend, j’ai toujours de très bonnes raisons de ne pas quitter Paris : pas la tune pour partir aux Seychelles, pas le temps pour partir aux US, trop peur de l’avion pour partir en Australie, pas assez bilingue pour partir à Londres, pas de mec pour partir à Venise…etc. Du coup je me contente de mes voyages en métro où en Uber quand je me permets de sortir un peu de ma routine, mon cocon, et reste un peu plus tard à claquer un peu plus de tunes pour avoir une vie et des amis, comme tout le monde.

Finalement c’est ma pote Marine qui m’appelle un jour pour me dire que son père nous offre le voyage en Italie pour fêter son anniversaire là-bas. Alleeeeeeez ! Je dis oui !

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Et quelques semaines plus tard nous voilà à l’Aéroport, direction Florence !

Nous avions pris le Noctilien- glauque – à 4h du mat après avoir regardé la France se qualifier pour la demi finale en gagnant contre les allemands 😜

Arrivées à l’aéroport, nous savions déjà que notre voyage ne serait pas de tout repos. Nous avons dû courir un peu partout dans les couloirs pour éviter de rater l’avion à cause d’un mauvais timing (arriver 1h avant l’embarquement, apparemment, c’est trop juste).

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Après 1:30 de vol nous sommes arrivées au petit aéroport de Pise où j’avoue ne jamais avoir attendu aussi peu pour récupérer ma valise.

Nous décidons alors de trouver la tour de Pise, au passage.

Seul hic dans l’histoire c’est qu’on avait pas prévu que notre téléphone ne capterait pas là bas… Donc adieu Google Map, Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat, et autres conneries virtuelles. Bonjour la vraie vie !

Nous avons alors demandé notre chemin aux passants. (c’était une expérience totalement nouvelle pour nous, jeunes geekettes de 2016, et je vous recommande vraiment la vie réelle, c’est le plus beau voyage que vous puissiez faire 😜 )

Nous avons finalement trouvé un petit restaurant juste au pied de la tour, pour déguster notre premier repas italien.

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La carte était plutôt alléchante et le café à 1,10€ seulement, pour nous c’était le bonheur ! Même si on en boit pas !

La serveuse nous reçoit, mais ne parle ni français, ni anglais donc cela complique les choses.

On commande. On veut du frais parce qu’il fait chaud donc on opte pour des petites salades. Elle nous sert, on est surprise par la qualité visuelle qui laisse à désirer, on goûte et on est définitivement déçues. Finalement on paye quand-même, parce que les olives étaient très bonnes… Et on se console en se disant que c’est le premier resto du week-end, et qu’on arrivera bien à se rattraper !

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On écarquille les yeux devant l’addition et on demande des explications :

« Touto normalé regazza ! » Ça double en terrasse mais, ça, c’était une petite surprise italienne juste pour souhaiter la bienvenue aux touristes (avec le sourire bien évidemment).

A peine sorties du restaurant, on croise le premier bel italien qui nous propose de signer une pétition pour soutenir la prévention des dangers des drogues ! Super ! Quelle bonne cause ! Il nous propose également de faire un don et Marine se jette à l’eau. Elle cherche un billet de 5€ mais elle n’a pas la monnaie, et lui non plus, comme par hasard, du coup elle lui laisse gracieusement ses 10€, pour son charme et ses beaux yeux.

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A peine arrivées, les dépenses s’enchaînaient aussi vite que les mots des italiens !

Après ce premier « festin » nous avons pris le car pour aller jusqu’à Florence et là, toujours sans réseau, ni map, avec nos pantalons parisiens qui commençaient à nous coller aux jambes, et nos quelques heures de sommeil manquantes, nous avons cherché notre Airb&b.

On demande notre chemin, on se trompe de direction, on arrive dans un mini bus – plus petit tu meurs, étouffé. On suit les indications du conducteur, les routes sont pavés, les gens entassés et mal-aimables, ils ne parlent pas l’anglais et visiblement on les saoule, mais on arrive finalement dans la petite rue qui s’avère ne pas du tout être la bonne adresse.

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On remercie notre guide, toujours avec le sourire, parce que, nous, on est trop mignonnes, on fait demi tour, toujours en mini bus, toujours entassées, toujours en nage, et toujours perdues et on retourne à la case départ pour finalement prendre un taxi. On arrive à se faire comprendre, cette fois-ci, et on arrive même à la maison.

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Super mignon, super cosy, on est contente, on prend une douche, nos robes d’été et lunettes de soleil, et c’est partie pour l’aventure, mais cette fois-ci munies d’un plan !

On marche jusqu’au centre ville et là, c’est l’Italie ! Pour de vrai ! Les petites rues, les chapelles, les Ristorante, le Dôme, les balades en carrosses, les cornets de glaces, les rues piétonnes, les violonistes, accordéonistes, le carrousel, les italiens multo bene, en scooter, et le soleil qui vient nous griller nos jambes, trop blanches. Viva Italia !

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Le premier jour on a un peu de mal, quand même, car là-bas les voitures ont la priorité, les gens nous renseignent en faisant la gueule, les glaces (non artisanales) coûtent 10€ (quand t’es touriste) et les italiens ne nous draguent même pas, donc on se sent, quand-même, un peu arnaqué sur tout le rêve italien qu’on nous avait vendu…

Le soir on trouve finalement un super resto sur la place avec des vraies pizzas italiennes à seulement 10€, avec vue sur le carrousel et les violonistes qui nous transportent. Magique.

Par contre, pour venir casser le rêve italien, il y a toujours ce même monsieur qu’on voit partout, même à Paris, au pied de la Tour Eiffel, à Montmartre ou ici, à Florence : le fameux vendeur de roses qui vient vous interrompre en plein dîner. Bon ok.

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La nuit tombe et on aimerait aller danser. Visiblement la seule boîte du centre ville s’appelle le Space et tous les jeunes nous la conseillent si on ne veut pas se taper le taxi pour aller voir d’autres boîtes, quelques kilomètres plus loin.

On se décide finalement à rentrer se coucher parce que nos heures de sommeil manquantes commencent à nous donner mauvaise mine et qu’on a l’air bourrées, sans une seule goûte d’alcool, chaque fois qu’on rigole pour tout et n’importe quoi.

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Le lendemain c’est journée shopping, soldes, balades dans les ruelles, le marché (les négociations et les arnaques), et repos en terrasse. Bref, des vraies touristes (et vraies gonzesses). Et je suis désolée si vous pensiez découvrir les monuments d’Italie, sur mon article, mais nous étions plutôt branchées beaux mecs et resto, là-bas (et partout où on va d’ailleurs…).

 

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On a bien failli visiter le Dôme mais les gardes n’arrêtaient pas de nous repousser en disant : « Cover legs! » Sur le coup j’ai pas trop compris… j’ai cru que ça faisait partie de la tradition, un genre de rituel avant de rentrer dans le Dôme, alors je me suis baissée en avant pour couvrir mes genoux; comme je pouvais, jusqu’à ce que je me fasse pousser par d’autres touristes en pantalon, qui eux ont pu rentrer. Pendant ce temps, Marine, elle non plus, n’avait pas tout compris à la demande de la sécurité et elle remontait un peu sa robe pour montrer qu’elle ne cachait rien entre ses jambes, et que non, elle n’était pas une terroriste. (Il faisait chaud, nous n’avions dormi que 4h, et ne comprenions pas trop l’accent italien. Il faut nous comprendre…). Bref, nous n’étions visiblement pas acceptées dans le Dôme, à cause de nos mini robes d’été, pas très catholiques, à leur goût.

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Bon, après ce petit épisode de ridiculisation gratuite, nous nous sommes remontées le moral en allant faire un tour en carrosse (sans les chevaux parce que c’était plus cher), et sans le Prince Charmant, parce que Roméo était resté à Vérone, donc à la place c’est Pablo qui pédalait (péniblement), en nous faisant le guide.

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Ensuite nous avons poursuivi notre journée à marcher quelques kilomètres dans le petit Florence (oui, pour nous c’était en effet très, très petit, parce qu’on a très vite abandonné le plan, du coup nous pensions avoir fait le tour du centre-ville, jusqu’à découvrir l’autre côté de la rive, la veille de notre départ…) #nocomment

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Arrive alors notre dernier soir, donc on se décide à, tout de même, aller danser au Space. 16€ l’entrée avant minuit mais l’ambiance valait vraiment le coup/coût. Les italiens sont tous ici, donc c’est le paradis pour moi et Marine, qui sommes toutes deux à la recherche de notre Roméo. Mais les italiennes, et leur décolleté plongeant (à en noyer le regard des hommes) sont là aussi et n’aiment pas trop la concurrence féminine française, apparemment. Et vas-y que je te pousse, te fusille du regard…etc. Bref, tous les coups sont permis ! On arrive finalement à rencontrer Francesco et Alessandro qui nous apprennent un peu plus la langue italienne, et nous présentent leurs copains Marco et Andrea. On se déhanche sur des musiques qu’on reconnaît, on s’amuse au son des musiques italiennes, on se marre bien, et on commande à boire, au bar : « Bibite !! » (Ça veut dire sodas en italien, donc on en profite pour crier ce mot à tous les serveurs les plus séduisants d’Italie)

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On finit la soirée, fatiguées (et les seules à être bourrées à l’eau) mais heureuses de ce week-end riche en anecdotes, en fous rires, en dépenses, en calories (grillées par quelques dizaines de kilomètres de marche à pied), en coups de soleil, en cernes, en nouvelles rencontres et en nouveaux mots italiens que nous avons appris, en deux jours seulement, et qui résument parfaitement notre week-end (ciao, mangiare, grazie mille, pagare. Signification : bonjour, manger, merci beaucoup, payer) Bref, le paradis.

Au retour, nous étions dans l’avion quand les bleus étaient en train de jouer (perdre) contre le Portugal, donc nous n’avons rien pu suivre du match. #noregret

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Arrivées à Orly, on entend quelques klaxons donc on pense avoir gagné. Toutes excitées, on vérifie le score sur internet (notre téléphone capte enfin le monde virtuel de l’Internet)  mais à ce moment là on aurait plutôt dû vérifier si on était pas arrivées au Portugal au lieu de Paris, à entendre tous ces klaxons et ces gens heureux…

Inutile de vous faire un schéma de notre déception… #noregret

Je quitte Marine, à Gare de Lyon, pour rejoindre la ligne 13 à Saint Lazare (ma préférée) et là, c’est l’enfer. Les gens sont bourrés, énervés, dégoûtés, ils crient trop fort, tous agglutinés dans les couloirs et les wagons, ils chantent (mal) la Marseillaise, et ils puent. Bref, l’enfer après le paradis. Je vérifie mon compte pour voir s’il me reste encore quelques centaines d’euros, dans l’espoir de repartir en week-end (prolongé), (de quelques mois), (loin d’ici), dès le lendemain matin, mais là j’ai plus un rond et demain c’est lundi. Alors je me dis, vive Paris et vive la France et sa banlieue, de toute façon c’est nous les meilleurs #allezlesbleus

Aurelie et Marine – Les parisiennes fidèles à leur patrie, qui retournent à Paris avec le sourire.

 

Ps : Vous pouvez également suivre notre petit voyage sur notre compte Vine pour les anecdotes en vidéos 😉

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