L’Amour…

L’Amour…

fullsizerender

Oui, c’est vrai, on parle souvent d’Amour… on court après, on se le dispute, on le convoite, on joue avec, on le partage, on le donne aveuglément, on le vit le temps d’un soir, on le trahit, on le déteste, on n’y croit plus, on le bannit à tout jamais, on le pleure, on le ressent ou on le perd, mais ça revient toujours…dans les films ou dans les chansons, parfois même dans votre propre vie. Ca revient toujours mais on ne sait jamais vraiment pour combien de temps… Tout ce qu’on sait, c’est que c’est aussi fort que fragile à la fois, et qu’il n’est pas toujours là, au bon moment, ni au bon endroit.

Moi, aujourd’hui, si j’étais l’Amour… je viendrais frapper à ta porte, à l’improviste. Je m’incrusterais de bon matin, dans le wagon d’un métro, entre deux passagers inconnus. Je ne chômerais jamais (même le lundi). Je me baladerais dans les rues, pour sourire au premier venu. Je me blottirais dans tes bras, quand tu frôleras la solitude. Je t’insufflerais des mots doux, pour dissiper tes tourments. Je me cacherais derrière un mur pour te donner l’envie de me retrouver. Je serais partout et nulle part à la fois, que tu crois en moi ou non. J’irais même encore plus loin, pour te surprendre. Je tâcherais de toujours gagner contre l’adversité. Je te demanderais pardon pour toutes les trahisons passées. Je te suivrais dans les moindres recoins de ta vie pour mieux t’appartenir, et te laisserais m’apprivoiser pour ne jamais me laisser fuir à nouveau.

Aurélie L (avec beaucoup d’amour)

Quitter Paris…

img_4054

En ce moment je me surprends de plus en plus à rêvasser devant des photos un peu choquantes, en hiver : celles qui sentent l’été, les cocotiers, et le sable chaud. J’imagine le mouvement des vagues en va et vient, éclaboussant mes jambes nues qui s’immergent doucement dans une eau claire, alors que le soleil s’occupe patiemment de mon bronzage… mais très vite, Paris me rappelle que la seule raison pour laquelle je suis mouillée, à cet instant, c’est parce que j’ai oublié mon parapluie.

Paris. Et oui, me voilà encore et toujours dans cette ville, depuis plus de 20 ans, à présent. Alors je regarde des séries américaines pour me donner l’impression de changer de décor. Je m’abonne à des comptes d’Instagrameuses en voyage. Je commande les spécialités étrangères quand je m’autorise un restau et je prends des cours d’anglais avec un charmant londonien qui vit à deux pas de chez moi (juste pour entretenir la langue). 

Et comme chaque hiver, je continue à me dire que j’aurais mieux fait de partir sur un coup de tête, pour Les Caraïbes ou La Thaïlande, au lieu de me ruiner pour les autres, à Noël… (Mais ça c’est quand je suis égoïste ;P)

Je me demande alors ce que serait ma vie si je quittais Paris. Six mois. Un an peut être ? Quelle destination ? Londres, pour rester proche de ma famille et mes amis ? L’Italie, pour rester proche de la mer et du soleil ? New York, pour vivre le rêve américain ? Los Angeles, pour un changement radical ?  

Mais quand je repense à la bonne bouffe française que je vais devoir quitter, mes petites ruelles, et mes stations de métro, mes jeux de mots bidons autour d’un petit café avec les potes, mes chansons françaises, les scènes parisiennes que je commence à connaître… je fais mes comptes et j’abandonne très vite l’idée.

Impossible de quitter Paris. Je n’y arrive pas. Mes habitudes, mes repères, ma confiture et mon vrai jus d’orange pressé, une fois, de temps en temps. Non, ça va trop me manquer au quotidien. 

Finalement je mets le chauffage et là je commence à concevoir des plans un peu moins chers et moins compliqués pour l’instant, comme en rêvant d’un simple week-end à Londres, pour mon anniversaire (oui, je m’y prends à l’avance). 

Et même pour un « simple week-end » j’ai l’impression de tromper Paris…

#parisjetaime #parismonamour  

Ps : donnez-moi vos bons plans londoniens, je veux profiter à fond 👊😎🕵 

Moi et le chocolat…

fullsizerender-1

On me demande souvent pourquoi je n’aime pas le chocolat, si c’est vraiment vrai, pour de vrai, et comment c’est possible.

Alors je vais tout vous expliquer :

Petite, déjà, quand je tapais des crises et des caprices à la caisse du supermarché, pour que mon père m’achète des Kinder Surprise, c’était plus pour la surprise à l’intérieur que pour le chocolat en lui-même, qui finissait très vite (et sans dispute) dans l’estomac de mes sœurs.

Et puis un jour, Pâques arriva et le jardin de mes grands-parents fut parsemé de petits œufs en chocolat. Avec mes sœurs on s’amusait à les trouver, un à un. Et je dois avouer que j’étais très forte à ce jeu là. Je les apportais à mon père, et en donnais quelques uns à mes sœurs. Ah, mon père me pensait si généreuse…

Soudain, je tombe sur une grosse poule en chocolat. Mon dieu, un enfant normal aurait sauté de joie. Alors j’ai fait comme si j’étais normale et j’ai remercié mon père, parce que je ne voulais pas lui faire de peine. Je lui ai même dit : « papa, je ne vais pas faire la gourmande aujourd’hui, je vais la garder pour demain. » et je me suis empressée de la mettre sous mon oreiller (je savais pas ranger mes affaires à l’époque, donc tout finissait très vite sous mon lit, ou bien sous l’oreiller).

Minuit arriva et je m’étais endormie sur le canapé, devant un téléfilm que les adultes avaient encore choisi.

Mon père m’avait donc gentiment portée jusque dans mon lit, pour ne pas troubler mon sommeil.

Finalement, quelques heures plus tard, c’est une odeur particulière qui vint chatouiller mes narines, et me retourner le ventre, pour alors troubler mon sommeil. D’abord, prise de panique, en constatant ma chemise de nuit tachetée de cette couleur caca, je pense que j’ai fait dans ma culotte. Mais quand-même, à 7 ans, ça me paraît bizarre…

Puis, je réfléchis un instant : si c’était vraiment ce que je pensais, alors pourquoi en aurais-je dans les cheveux ? L’odeur persiste et je reconnais alors… la poule avait fondu.

Je me déteste pendant quelques secondes en repensant à ce moment où je l’ai mise sous mon oreiller. J’essaye de réveiller mes sœurs, mais rien à faire, il semblerait que cette odeur ne les dérange pas, elles. Je pleure. J’imagine mon père furax, le lendemain matin, et je n’ose même pas penser à ce que mamie me dira, pour ses beaux draps blancs, du petit lit qu’elle avait prit soin de me préparer. Je me dis que je suis fichue. Privée de desserts, de télé et de jouets, pour toutes les vacances (à cet âge là, on a vraiment de gros problèmes dans la vie).

Je tente de me rendormir sur le rebord de mon lit, la gorge nouée, et mon lit embaumé d’un parfum si alléchant pour tant d’autres gens normaux, mais moi, à cet instant précis j’aurais préféré qu’on me prive juste de chocolat toute ma vie, pour oublier ce cauchemar.

Cette nuit-là, j’ai alors compris que je n’étais vraiment pas une enfant « normale » et que j’étais condamnée à vivre une vie pas comme les autres…

Celle de la fille qui demande à quoi sera le gâteau d’anniversaire et qui aurait préféré des fraises en dessert. Celle de la fille, qui grossit pas (même pas des seins. Rien.) Cette fille, un peu trop mince, qu’on critique ou qu’on pense anorexique, dans la cour de récré. Celle de la fille qui fait la gueule le jour de la Saint-Valentin quand elle reçoit des chocolats parce qu’alors, cet homme ne connaît vraiment pas ses goûts. Celle de la fille qui demande un chocolat chaud sans chocolat, au serveur du café d’en bas. Cette fille un peu chiante et difficile en société, quand il s’agit de lui faire plaisir, parce que non, elle n’a pas les mêmes goûts que tout le monde. Celle qui, en plus de ça, fonctionne sans caféine, sans nicotine et sans alcool et qu’on regarde souvent avec de grands yeux, en soirée. Cette fille un peu différente, qui vient un peu bousculer vos idées et qui semble heureuse malgré tout, parce qu’elle sait respecter les goûts, les opinions des autres et qu’elle assume ses différences.

Tout ça pour dire, que oui, c’est vrai, je n’aime pas le chocolat. Mais ça ne m’empêche pas d’être heureuse, loin de là !

😉

La Brune

 

 

 

 

Mes résolutions 2017

fullsizerender

Mes résolutions 2017 :

  • Arriver à l’heure à mes RDV
  • Me tenir droite
  • Manger 5 fruits et légumes par jour
  • Me mettre au sport
  • Économiser pour de nouveaux projets
  • Voyager plus
  • Améliorer mon anglais
  • Arrêter de dire des gros mots
  • Faire plus souvent la cuisine
  • Être un peu moins stressée
  • Écrire un article par jour sur mon blog
  • Changer de rire
  • Arrêter de chercher l’homme idéal
  • Trouver l’homme idéal

OK… Ce que je vais vraiment faire en 2017 :

  • Me nourrir exclusivement de Galettes des Rois en hiver
  • Me nourrir exclusivement de Fraisiers en été
  • Chanter pour éliminer le stress
  • Danser pour éliminer les graisses
  • M’aimer comme je suis pour éliminer les complexes
  • Répéter avec mon groupe tous les week-end, jusqu’à pas d’heure
  • Sortir voir des concerts en plein milieu de la semaine
  • Monter sur scène dès que j’en ai l’occasion
  • Me réveiller en retard, tous les matins, fatiguée et mal coiffée pour aller au boulot
  • Écrire de nouvelles chansons tous les jours
  • Finir de composer celles de 2016 et peaufiner encore et encore
  • Surcharger mon emploi du temps
  • Rigoler trop fort, trop souvent, et surtout de mes propres blagues
  • Être très, très, très dépensière pour mes projets musicaux et radine pour mes autres projets
  • Sourire délicatement aux baux gosses que je croise dans la rue et les charmer le temps d’un regard mais ne jamais m’arrêter parce que je suis trop pressée et que j’ai franchement la flemme de draguer (surtout en hiver, quand tu as le nez qui coule)
  • Rester moi-même et continuer d’avancer

Bonne année 2017.

Dans les coulisses de ma vie

« Bienvenu dans les coulisses de la vie d’Aurélie Laffont :

img_6328

Aurélie c’est pas qu’une histoire de petits seins et d’amourettes aux oubliettes. C’est bien plus que ça…

Oui c’est vrai, Aurélie c’est 52kg tout en longueur, des idées et des chansons pleins la tête, des cartes postales de Paris, des vieux disques et de la musique collectionnés dans un coin de sa chambre, quelques centaines de photos affichées publiquement sur Instagram ou sur Facebook, le parfum Cinéma YSL, mais seulement pour les grandes occasions et un Chai Tea Late quand elle a froid. Mais Aurélie c’est beaucoup d’autres choses qui ne tiennent pas le temps d’une chanson ou d’un article…et c’est aussi un quotidien un peu particulier dont je vous fais part, ici, dans les coulisses de sa vie :

Elle se lève tous les matins à 7h20, après que son réveil ait sonné déjà 5 ou 10 fois.

Elle se réveille en douceur avec un petit bol de lait d’amande.

Elle enfile ensuite des escarpins pour compléter son uniforme noir, s’occupe de ses cheveux plats en essayant tant bien que mal de leur donner du volume, tout en prenant son temps.

Normalement elle est sensée mettre du rouge à lèvres et s’attacher les cheveux, comme stipulé dans le contrat d’hôtesse d’accueil qu’elle a signé il y a plus d’un an, mais elle a fini par se rebeller un peu là dessus, parce qu’elle en a marre de rentrer dans une case.

8:10, elle arrive sur le quai du RER C. Elle vient de rater le train et le prochain est à 27. Juste pour avoir une bonne raison d’écouter un peu plus longtemps sa playlist, qu’elle connaît par cœur.

8:34 elle arrive à son bureau. Le calme règne, et ce, pour encore longtemps. Après avoir pointé, il est temps d’allumer son ordinateur. (Ça paraît presque ennuyant comme quotidien mais attendez la suite 😉 Elle traite les 2-3 mails qu’elle a reçu la veille après 17h30 et là, enfin, sa journée peut commencer.

Elle fait des plans. Elle fait des listes. Elle réfléchit. Elle a une idée. Puis une autre. Elle coche des choses déjà faites pour en rajouter de nouvelles. Elle écrit, des paroles, des romans, sur le coin d’une feuille, ou d’un écran, elle passe quelques coups de fil, elle apprend des tas de choses et elle dépense tout son frique sur internet, quand il s’agit de musique (comme le ferait une accro du shopping) en attendant que sonne 17h30.

De retour du travail, elle passe chez elle en coup de vent, le temps de saluer sa soeur, embrasser sa nièce, son neveu (ses colocataires préférés), gratter deux-trois accords sur sa guitare, changer de tenue, et se remaquiller, comme pour marquer le début de sa deuxième journée.

Ensuite elle court après le temps, pour rejoindre des potes à un concert, ou pour rejoindre son public, quand c’est à son tour de monter sur scène.

Quand il ne pleut pas, elle en profite pour arrêter les passants dans la rue, échanger quelques mots avec eux au sujet de la musique et les inviter à écouter ses chansons sur iTunes, Deezer et Spotify…

Puis, quand c’est l’heure de rentrer, elle compose des mélodies dans sa tête, elle tapote de nouvelles notes sur son iPhone, le temps d’un trajet en métro.

Elle rêve, elle s’inspire, elle se promène, elle écoute de la musique, elle tombe amoureuse quand l’amour est impossible mais elle ne se laisse pas trop distraire parce que, par expérience, elle sait que ça ne vaut pas la peine, à ce stade là de sa vie. Elle a tant d’autres choses à faire, à penser…

Et le reste : l’amour, le sexe, la pilule, le mariage, le prêt immobilier, les beaux-parents, l’accouchement, le bébé qui pleure, le format familial dans les rayons du supermarché, la nouvelle voiture plus grosse que celle des voisins, et les devoirs des enfants… tout ça, ça viendra plus tard.

Parce que la seule chose qui la préoccupe dans sa vie, depuis son réveil jusqu’au moment où il est temps d’aller dormir c’est : comment lancer sa carrière artistique et vivre de son art ? Toucher les gens à coups de proses et leur faire voir la vie en rose. C’est tout.

En attendant, elle se fiche de vivre à moitié, en colloc, chez sa sœur, sans mec, sans études, sans suivre la mode, et parfois même sans dormir et sans manger, quand l’inspiration arrive sans prévenir et sans regarder l’heure.

#insouciance

Aurélie L

1 an déjà…

1 an déjà…

img_5710

Aujourd’hui je pense aux victimes et à ceux qui en souffrent encore aujourd’hui mais je ne vais pas vous reparler de ce mauvais souvenir que les médias, et vos collègues auront certainement pris le temps de vous remémorer !

Non. Aujourd’hui je vais vous parler de comment, moi, Aurélie Laffont, j’ai vécu ce fameux vendredi 13 novembre 2015, et pourquoi mon EP s’appelle #insouciance…

Ce matin-là, j’étais en pleine forme : je m’étais chauffé la voix, j’avais pris soin d’écrire les paroles de mes chansons au propre, bien dormir, bien manger, et être à l’heure à mon rendez-vous avec Thomas Cogny, musicien et arrangeur professionnel, que je rencontrais pour la première fois, après plusieurs échanges téléphoniques. Il était question qu’on collabore ensemble pour réaliser mes premières maquettes de mes compositions que je voulais voir prendre vie et j’étais déterminée à démarrer un projet professionnel en vue de lancer ma carrière artistique !

Le soir-même, alors que je rentre chez moi, heureuse comme jamais de cette belle collaboration qui s’annonce très, très bien, j’apprends alors le massacre qui a eu lieu dans la salle du Bataclan.

D’abord je suis furax d’apprendre que ces gens s’en prennent à d’autres, innocents, au premiers abords, et qui ne cherchent qu’à passer du bon temps un vendredi soir, en musique, (en plus dans le quartier où j’ai grandi) tout comme vous et moi, pourrions le faire à n’importe quel moment de notre vie ! Puis, je suis finalement déçue d’apprendre que le groupe en question, qui jouait ce soir-là, a pour habitude de tenir des propos irrespectueux et faisant preuve de blasphème, dans leur chanson.

Sérieusement, il sont où nos artistes, nos grands hommes, qui parlaient d’un monde meilleur ? Ils sont où les grands artistes, tout court, d’ailleurs.

Et je me rends compte alors du niveau actuel de notre société : de la violence, de l’irresponsabilité, de l’intolérance envers son prochain et très certainement de la drogue, pour accentuer ces choses là, car pour moi, il faut avoir grandement perdu le contrôle de soi, pour en arriver à ce point. Et n’est-ce pas là, un des effets de la drogue (désirable ou non) ?

Bref, je ne suis pas là pour débattre sur ce sujet, j’ai simplement envie de donner mon point de vue sur la société actuelle, et malheureusement ce facteur est trop souvent présent, quand il s’agit de crimes, de suicide, et autres horreurs. Donc qu’on vienne pas me dire après que la drogue « c’est cool ». #révoltée

Je parle donc de cette société, où tant d’autres personnes essayent de vivre avec des valeurs, du respect, de l’amour, et de l’Art aussi, et qui se voit mourir peu à peu, et j’aimerais vraiment y faire quelque chose, en fait, aussi infime que mon aide puisse paraître à vos yeux…

Revenons donc à nos moutons… Le lendemain, j’hésite alors à retourner voir Thomas, pour poursuivre cette création, envers et contre tout… Il semblerait que cela soit dangereux de prendre les transports après ce drame… et continuer de vivre, c’est parfois mal vu aussi, juste après ce genre d’événements. Et finalement je me dis « merde! »(pardon, je suis un peu grossière, là, le temps de ces quelques lignes). Je les emmerde, ceux qui essayent de mettre des bâtons dans les roues, et de semer la terreur, d’une façon ou d’une autre, de manière ouverte ou cachée. Tous ces gens que l’on cite ou que l’on ne citera jamais d’ailleurs ! Je les emmerde vraiment, et c’est pas eux qui m’empêcheront de chanter et de dire ce que j’ai à dire.

Alors je leur dis « F*** » (dans ma tête, bien sûr, parce que quand-même, voilà, quoi), je prends mon sac, mon téléphone bien chargé, mes clés, et mon courage à deux mains et à 14h j’étais dans les transports (vides) direction : ma carrière artistique.

« Insouciante » ou « inconsciente » peut-être ! C’est vrai ! Ca pourrait presque paraître égoïste même. Mais entre nous, n’importe quel artiste qui se respecte sait qu’il ne crée ni pour l’argent, ni pour la gloire, ni même pour son plaisir personnel. En général il est d’abord porté par l’envie d’aider, si vous l’écoutez un peu plus attentivement.

Et c’est vraiment ce qui m’a inspiré ce jour là ! Offrir à la France, un titre qui puisse toucher n’importe qui et qui véhicule le message, de s’aimer comme on est, qu’importe nos différences, notre vision de la vie, nos expériences personnelles, nos convictions, nos idées, la mode, notre couleur de peau, notre passé, nos échecs, nos rêves, nos écarts de conduite passagers (oui, personne n’est parfait). Ce qui compte c’est de continuer à croire au meilleur de soi-même et des autres personnes et c’est ce sur quoi il faut travailler chaque jour, selon moi.

Thomas et moi avons donc enregistré cette première maquette : Autobio,  il y a un an, jour pour jour.

Depuis, cette lancée, voici quelques news : j’ai collecté les fonds nécessaires (sur MyMajorCompagny) pour enregistrer mon 1er EP, dans des studios professionnels (5 titres, tous en français). Ensuite, j’ai collecté les fonds nécessaires (sur KissKissBankBank) pour réaliser mon 1er clip. Puis j’ai continué à rencontrer des personnes fabuleuses, après quelques scènes ouvertes, j’ai fait mon 1er concert au Réservoir, puis un second, au mois d’octobre, et je continue de composer, écrire, de nouveaux titres qui constitueront mon futur album !

Et je vous annonce donc la bonne nouvelle : le clip Autobio sera diffusé sur YouTube dimanche 20 novembre à 20h !

Puis, à la fin du mois, mon 1er EP, #insouciance, sera téléchargeable sur Itunes, et autres plateformes. Et je pense que vous avez compris qu’il m’a fallut un peu d’insouciance pour arriver jusque là et pour continuer à y croire, sinon la vie me donnera toujours de bonnes raisons d’arrêter ou de freiner.

Je n’ai guéri personne avec mes textes, mais si je peux vous faire sourire et rêver un peu, le temps de mes chansons, alors je serai déjà très heureuse !

A très vite, et tenez vous prêts pour la suite ! ! !

Aurelie Laffont – La Brune (pacifiste un peu sur les bords)

 

 

 

Chez Moi

Bienvenus chez moi !

img_5682

Je vous invite à découvrir mon texte « Chez moi » que vous pouvez visiter textuellement, en attendant que je le mette en chanson !

Ps : N’oubliez pas de sonner avant d’entrer, en appuyant sur le bouton bleu « Suivre Aurélie Laffont », en bas, sur votre droite.

Ps 1 : Si c’est toi maman, ne fais pas attention au bordel, ni aux fautes d’orthographe

Ps 2 : Si vous êtes un homme, merci de laisser vos chaussures à l’entrée, afin d’éviter de piétiner mon coeur au passage 😛

Bonne visite à tous !

Chez Moi :

(Couplet 1 )

Je vis dans un 30m2

Au dessus d’un café bruyant

Mon réveil sonne 5 ou 10 fois

Je râle d’être encore en retard

J’ai une armoire pleine à craquer

Je me plains d’un manque de vêtements

J’oublie mon thé, je le bois froid

Je pars sans jamais dire au revoir

Refrain :

Mais si tu viens chez moi

Tu verras ma vie est bien installée

Si tu t’sens pas chez toi

Dis le moi j’ferrai d’la place pour tes idées

(Couplet 2)

J’ai un frigo trop p’tit, trop vide

J’monopolise la salle de bain

J’suis maniaque seulement quand j’invite

J’dors dans un lit trop grand pour un

(Refrain)

 

Au bricolage j’suis mal habile

Et mes factures je les empile

J’ai pas le temps pour la cuisine

La Politique, les magazines

(Refrain)

Pont :

La nuit je rentre tard

Je joue des heures sur ma guitare

Je chante sous ma douche

Les voisins veulent que je me couche

Je vis à 100 à l’heure

Peut-être trop vite pour le bonheur

 

Mais si tu me prends dans tes bras

Promets moi, le temps s’arrêtera

Fin

Merci de votre visite et à bientôt pour un apér’eau autour de mon clip « Autobio » !

Aurélie – La Brune

Réservée…

Aurelie11

Pourquoi vous ne me connaissez pas encore ?

Telle que vous me voyez je suis plutôt réservée, comme fille.

C’est vrai…

Mais, à l’intérieur, ça fulmine. Ya tout qui se bouscule dans ma tête… les idées, l’amour, les ambitions, les conneries, mes craintes, mes faiblesses, mes convictions, mes délires, mes projets… Je garde presque tout pour moi. Je crois même que quand je ris, ça résonne plus fort à l’intérieur de moi-même que devant vous. Difficile à croire quand on connaît mon rire 😏

Et si j’arrive à étaler ma vie devant votre écran c’est parce que je préfère le faire silencieusement. Voilà tout. C’est pour ça que vous en saurez toujours plus sur moi au travers de mes textes qu’en m’abordant dans la rue ou au milieu d’une foule qui m’impressionne peut-être un peu, à vrai dire.

Je garde presque tout dans ma tête… Tout, sauf mes chansons !

Je chante mes textes pour les partager avec vous, en chair et en os, et vous donner une bonne raison de sortir de temps en temps 🐒

Alors, pour ceux qui ne me connaissent pas encore ou pas très bien, de loin peut-être… C’est parce que vous n’avez pas encore écouté mes chansons 🙈😜 Et comme j’ai moi aussi envie de vous connaître je vous propose de venir me voir à mon concert le dimanche 2 octobre, ou lundi 24 octobre, au Réservoir, et de découvrir 5 de mes titres pour savoir qui se cache derrière cette petite plume que vous avez gentiment pris le temps de lire ici.

Donc oui, je suis réservée… Réservée pour la Scène au Réservoir… (Jeux de mots bidons)

J’ai hâte de vous rencontrer là-bas ❤️

Ps : Et pour ceux qui me connaissent déjà, vos places sont déjà réservées donc à vous de réserver cette date à présent 😜😘

 

 

Le Retour des Vacances…

IMG_4798

Assise depuis quelques heures, dans ce wagon silencieux où braillent quelques enfants vivants, de temps à autres, j’observe la vie qui se cache derrière ces visages inconnus qui partagent avec moi, ce voyage un peu nostalgique qu’on appelle le retour des vacances.

Je me demande ce qu’ils font de leur vie. Est ce qu’ils ont encore des rêves. Est ce qu’ils pensent à demain. Est ce qu’ils préfèrent faire le corps, faire le mort, et continuer le même train-train encore et encore, sans broncher. Ou est ce qu’ils profitent de leur vie sans compter.

Est ce qu’ils arrivent à croire qu’il y a d’autres gens qui ont peut être les mêmes soucis qu’eux, si ce n’est pire. Est ce qu’ils pensent qu’ils sont différents de tout le monde. Est ce qu’ils pensent être à la mode. Est ce qu’ils pensent qu’ils sont tout seul, malgré tout. Est ce qu’ils pensent à tout le boulot qui les attendent et le léger stress de la rentrée des enfants, qu’ils pensaient ne plus jamais avoir à subir, depuis maintenant plus de 20 ans.

IMG_4739

Est ce qu’ils pensent qu’ils auraient dû tout plaquer, rester la bas et ne jamais revenir. Est ce qu’ils auraient mieux fait de faire un petit selfie dans les vagues, un doigt d’honneur bien dressé et un sourire bien étiré pour le poster sur les réseaux sociaux et dire « Fuck » à leur vie d’avant et annoncer un changement radicale. Ou est ce qu’ils sont impatients de rentrer dans leur petit appartement calme et bien rangé pour reprendre leur quotidien, bien rangé lui aussi, sans moustique, coups de soleil et maux de nuque dû à cet oreiller qui n’était pas le leur.

Est ce que le type assis à ma gauche regarde sans arrêt son téléphone pour répondre à tous ses potes qu’il va revoir ce week-end où est ce qu’il le regarde parce qu’il attend, depuis deux ans, un message de son ex. Un simple « ça va ? » qui le laisserait perplexe pendant 20 minutes, avant de lui répondre « oui et toi ? ».

Je me demande si derrière ce masque d’adulte qu’on promène de jour en jour, et de ville en ville… je me demande si y en a qui pleurent encore. Je me demande si y en à qui rient de temps en temps, jusqu’à ne plus avoir besoin d’aller à la salle de sport, tellement les abdos auront bien travaillé.

FullSizeRender

Je regarde les voyageurs de ce train, toutes ces vies qui semblent aller dans la même direction que moi, mais qui trimbalent derrière eux un passé bien distinct, qui leur feront aller dans des tas de directions que je ne connaîtrai jamais. Ils fuient mon regard. Ils lisent des livres. Écoutent de la musique. Regarde le paysage défiler comme une bobine de film, en accéléré. Ils s’endorment. Et moi je fais pareil, jusqu’à l’arrivée du train sur le quai, où je suivrai mon petit bonhomme de chemin, une vie qu’ils ne connaîtront peut-être jamais… ou peut-être un jour, s’ils tombent sur ce blog par hasard.

Je sors du train, et je me rends compte que personne ne m’attend à la gare. C’est fini ce temps là, où papa et maman t’aidaient à porter ta valise, trop lourde et encombrante, en râlant un peu, parce qu’encore une fois tu as eu les yeux plus gros que le ventre.

IMG_4706

Aujourd’hui je balade silencieusement, ma petite valise et je repense à ce livre que j’ai lu dans le train, d’Anna Gavalda : « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » Cette petite phrase résonne dans ma tête et c’est ce que je ressens à cette minute précise où je traverse le quai, et la foule parisienne, agitée. Heureusement, je me rappelle qu’en effet, beaucoup de personnes m’attendent quelque part, actuellement. Mes collègues de travail, ma famille, mes amis, mais aussi tous mes projets, ma guitare, ma musique, mon coach vocal, peut-être vous, à mon premier concert, et les producteurs de musique qui ne savent même pas encore que j’existe ! Alors oui, j’ai du pain sur la planche, et j’ai déjà hâte de m’y remettre et de tous vous revoir !

Bonjour Paris, tu m’avais manqué !

Et pour fêter ça, un petit extrait d’un de mes derniers textes :

IMG_4304

« Bonjour Paris,

Tes beaux immeubles qui s’entassent.

Tes ruelles, boulevards et impasses.

Les heures, les voitures, les gens passent

Mais ont du mal à se faire place.

Bonjour Paris,

Tes brasseries, cafés allongés,

Des heures assis là, sans bouger,

Et les additions rallongées,

Parce qu’il fait si bon d’y manger.

Bonjour Paris,

Sur toi, le temps, la pluie s’écoulent,

Et les mêmes pigeons qui roucoulent,

Les mêmes parisiens qui s’essoufflent,

Toujours emportés par la foule. »

Bon retour à tous 🙂

Un week-end en Italie…

Un week end en Italie…

Intro : Je ne suis pas quelqu’un qui voyage beaucoup. Non pas que je n’y vois aucun intérêt mais parce que, même quand l’envie me prend, j’ai toujours de très bonnes raisons de ne pas quitter Paris : pas la tune pour partir aux Seychelles, pas le temps pour partir aux US, trop peur de l’avion pour partir en Australie, pas assez bilingue pour partir à Londres, pas de mec pour partir à Venise…etc. Du coup je me contente de mes voyages en métro où en Uber quand je me permets de sortir un peu de ma routine, mon cocon, et reste un peu plus tard à claquer un peu plus de tunes pour avoir une vie et des amis, comme tout le monde.

Finalement c’est ma pote Marine qui m’appelle un jour pour me dire que son père nous offre le voyage en Italie pour fêter son anniversaire là-bas. Alleeeeeeez ! Je dis oui !

FullSizeRender

Et quelques semaines plus tard nous voilà à l’Aéroport, direction Florence !

Nous avions pris le Noctilien- glauque – à 4h du mat après avoir regardé la France se qualifier pour la demi finale en gagnant contre les allemands 😜

Arrivées à l’aéroport, nous savions déjà que notre voyage ne serait pas de tout repos. Nous avons dû courir un peu partout dans les couloirs pour éviter de rater l’avion à cause d’un mauvais timing (arriver 1h avant l’embarquement, apparemment, c’est trop juste).

IMG_3575

 

Après 1:30 de vol nous sommes arrivées au petit aéroport de Pise où j’avoue ne jamais avoir attendu aussi peu pour récupérer ma valise.

Nous décidons alors de trouver la tour de Pise, au passage.

Seul hic dans l’histoire c’est qu’on avait pas prévu que notre téléphone ne capterait pas là bas… Donc adieu Google Map, Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat, et autres conneries virtuelles. Bonjour la vraie vie !

Nous avons alors demandé notre chemin aux passants. (c’était une expérience totalement nouvelle pour nous, jeunes geekettes de 2016, et je vous recommande vraiment la vie réelle, c’est le plus beau voyage que vous puissiez faire 😜 )

Nous avons finalement trouvé un petit restaurant juste au pied de la tour, pour déguster notre premier repas italien.

IMG_3584

La carte était plutôt alléchante et le café à 1,10€ seulement, pour nous c’était le bonheur ! Même si on en boit pas !

La serveuse nous reçoit, mais ne parle ni français, ni anglais donc cela complique les choses.

On commande. On veut du frais parce qu’il fait chaud donc on opte pour des petites salades. Elle nous sert, on est surprise par la qualité visuelle qui laisse à désirer, on goûte et on est définitivement déçues. Finalement on paye quand-même, parce que les olives étaient très bonnes… Et on se console en se disant que c’est le premier resto du week-end, et qu’on arrivera bien à se rattraper !

IMG_3587

On écarquille les yeux devant l’addition et on demande des explications :

« Touto normalé regazza ! » Ça double en terrasse mais, ça, c’était une petite surprise italienne juste pour souhaiter la bienvenue aux touristes (avec le sourire bien évidemment).

A peine sorties du restaurant, on croise le premier bel italien qui nous propose de signer une pétition pour soutenir la prévention des dangers des drogues ! Super ! Quelle bonne cause ! Il nous propose également de faire un don et Marine se jette à l’eau. Elle cherche un billet de 5€ mais elle n’a pas la monnaie, et lui non plus, comme par hasard, du coup elle lui laisse gracieusement ses 10€, pour son charme et ses beaux yeux.

IMG_3855

A peine arrivées, les dépenses s’enchaînaient aussi vite que les mots des italiens !

Après ce premier « festin » nous avons pris le car pour aller jusqu’à Florence et là, toujours sans réseau, ni map, avec nos pantalons parisiens qui commençaient à nous coller aux jambes, et nos quelques heures de sommeil manquantes, nous avons cherché notre Airb&b.

On demande notre chemin, on se trompe de direction, on arrive dans un mini bus – plus petit tu meurs, étouffé. On suit les indications du conducteur, les routes sont pavés, les gens entassés et mal-aimables, ils ne parlent pas l’anglais et visiblement on les saoule, mais on arrive finalement dans la petite rue qui s’avère ne pas du tout être la bonne adresse.

1

On remercie notre guide, toujours avec le sourire, parce que, nous, on est trop mignonnes, on fait demi tour, toujours en mini bus, toujours entassées, toujours en nage, et toujours perdues et on retourne à la case départ pour finalement prendre un taxi. On arrive à se faire comprendre, cette fois-ci, et on arrive même à la maison.

image1

Super mignon, super cosy, on est contente, on prend une douche, nos robes d’été et lunettes de soleil, et c’est partie pour l’aventure, mais cette fois-ci munies d’un plan !

On marche jusqu’au centre ville et là, c’est l’Italie ! Pour de vrai ! Les petites rues, les chapelles, les Ristorante, le Dôme, les balades en carrosses, les cornets de glaces, les rues piétonnes, les violonistes, accordéonistes, le carrousel, les italiens multo bene, en scooter, et le soleil qui vient nous griller nos jambes, trop blanches. Viva Italia !

FullSizeRender (3)

Le premier jour on a un peu de mal, quand même, car là-bas les voitures ont la priorité, les gens nous renseignent en faisant la gueule, les glaces (non artisanales) coûtent 10€ (quand t’es touriste) et les italiens ne nous draguent même pas, donc on se sent, quand-même, un peu arnaqué sur tout le rêve italien qu’on nous avait vendu…

Le soir on trouve finalement un super resto sur la place avec des vraies pizzas italiennes à seulement 10€, avec vue sur le carrousel et les violonistes qui nous transportent. Magique.

Par contre, pour venir casser le rêve italien, il y a toujours ce même monsieur qu’on voit partout, même à Paris, au pied de la Tour Eiffel, à Montmartre ou ici, à Florence : le fameux vendeur de roses qui vient vous interrompre en plein dîner. Bon ok.

IMG_3846

La nuit tombe et on aimerait aller danser. Visiblement la seule boîte du centre ville s’appelle le Space et tous les jeunes nous la conseillent si on ne veut pas se taper le taxi pour aller voir d’autres boîtes, quelques kilomètres plus loin.

On se décide finalement à rentrer se coucher parce que nos heures de sommeil manquantes commencent à nous donner mauvaise mine et qu’on a l’air bourrées, sans une seule goûte d’alcool, chaque fois qu’on rigole pour tout et n’importe quoi.

IMG_3868

Le lendemain c’est journée shopping, soldes, balades dans les ruelles, le marché (les négociations et les arnaques), et repos en terrasse. Bref, des vraies touristes (et vraies gonzesses). Et je suis désolée si vous pensiez découvrir les monuments d’Italie, sur mon article, mais nous étions plutôt branchées beaux mecs et resto, là-bas (et partout où on va d’ailleurs…).

 

IMG_3859

On a bien failli visiter le Dôme mais les gardes n’arrêtaient pas de nous repousser en disant : « Cover legs! » Sur le coup j’ai pas trop compris… j’ai cru que ça faisait partie de la tradition, un genre de rituel avant de rentrer dans le Dôme, alors je me suis baissée en avant pour couvrir mes genoux; comme je pouvais, jusqu’à ce que je me fasse pousser par d’autres touristes en pantalon, qui eux ont pu rentrer. Pendant ce temps, Marine, elle non plus, n’avait pas tout compris à la demande de la sécurité et elle remontait un peu sa robe pour montrer qu’elle ne cachait rien entre ses jambes, et que non, elle n’était pas une terroriste. (Il faisait chaud, nous n’avions dormi que 4h, et ne comprenions pas trop l’accent italien. Il faut nous comprendre…). Bref, nous n’étions visiblement pas acceptées dans le Dôme, à cause de nos mini robes d’été, pas très catholiques, à leur goût.

IMG_3727

 

 

Bon, après ce petit épisode de ridiculisation gratuite, nous nous sommes remontées le moral en allant faire un tour en carrosse (sans les chevaux parce que c’était plus cher), et sans le Prince Charmant, parce que Roméo était resté à Vérone, donc à la place c’est Pablo qui pédalait (péniblement), en nous faisant le guide.

IMG_3589

Ensuite nous avons poursuivi notre journée à marcher quelques kilomètres dans le petit Florence (oui, pour nous c’était en effet très, très petit, parce qu’on a très vite abandonné le plan, du coup nous pensions avoir fait le tour du centre-ville, jusqu’à découvrir l’autre côté de la rive, la veille de notre départ…) #nocomment

IMG_3794

Arrive alors notre dernier soir, donc on se décide à, tout de même, aller danser au Space. 16€ l’entrée avant minuit mais l’ambiance valait vraiment le coup/coût. Les italiens sont tous ici, donc c’est le paradis pour moi et Marine, qui sommes toutes deux à la recherche de notre Roméo. Mais les italiennes, et leur décolleté plongeant (à en noyer le regard des hommes) sont là aussi et n’aiment pas trop la concurrence féminine française, apparemment. Et vas-y que je te pousse, te fusille du regard…etc. Bref, tous les coups sont permis ! On arrive finalement à rencontrer Francesco et Alessandro qui nous apprennent un peu plus la langue italienne, et nous présentent leurs copains Marco et Andrea. On se déhanche sur des musiques qu’on reconnaît, on s’amuse au son des musiques italiennes, on se marre bien, et on commande à boire, au bar : « Bibite !! » (Ça veut dire sodas en italien, donc on en profite pour crier ce mot à tous les serveurs les plus séduisants d’Italie)

IMG_3764

 

On finit la soirée, fatiguées (et les seules à être bourrées à l’eau) mais heureuses de ce week-end riche en anecdotes, en fous rires, en dépenses, en calories (grillées par quelques dizaines de kilomètres de marche à pied), en coups de soleil, en cernes, en nouvelles rencontres et en nouveaux mots italiens que nous avons appris, en deux jours seulement, et qui résument parfaitement notre week-end (ciao, mangiare, grazie mille, pagare. Signification : bonjour, manger, merci beaucoup, payer) Bref, le paradis.

Au retour, nous étions dans l’avion quand les bleus étaient en train de jouer (perdre) contre le Portugal, donc nous n’avons rien pu suivre du match. #noregret

IMG_3847

Arrivées à Orly, on entend quelques klaxons donc on pense avoir gagné. Toutes excitées, on vérifie le score sur internet (notre téléphone capte enfin le monde virtuel de l’Internet)  mais à ce moment là on aurait plutôt dû vérifier si on était pas arrivées au Portugal au lieu de Paris, à entendre tous ces klaxons et ces gens heureux…

Inutile de vous faire un schéma de notre déception… #noregret

Je quitte Marine, à Gare de Lyon, pour rejoindre la ligne 13 à Saint Lazare (ma préférée) et là, c’est l’enfer. Les gens sont bourrés, énervés, dégoûtés, ils crient trop fort, tous agglutinés dans les couloirs et les wagons, ils chantent (mal) la Marseillaise, et ils puent. Bref, l’enfer après le paradis. Je vérifie mon compte pour voir s’il me reste encore quelques centaines d’euros, dans l’espoir de repartir en week-end (prolongé), (de quelques mois), (loin d’ici), dès le lendemain matin, mais là j’ai plus un rond et demain c’est lundi. Alors je me dis, vive Paris et vive la France et sa banlieue, de toute façon c’est nous les meilleurs #allezlesbleus

Aurelie et Marine – Les parisiennes fidèles à leur patrie, qui retournent à Paris avec le sourire.

 

Ps : Vous pouvez également suivre notre petit voyage sur notre compte Vine pour les anecdotes en vidéos 😉

FullSizeRender (2)