Mes résolutions 2017

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Mes résolutions 2017 :

  • Arriver à l’heure à mes RDV
  • Me tenir droite
  • Manger 5 fruits et légumes par jour
  • Me mettre au sport
  • Économiser pour de nouveaux projets
  • Voyager plus
  • Améliorer mon anglais
  • Arrêter de dire des gros mots
  • Faire plus souvent la cuisine
  • Être un peu moins stressée
  • Écrire un article par jour sur mon blog
  • Changer de rire
  • Arrêter de chercher l’homme idéal
  • Trouver l’homme idéal

OK… Ce que je vais vraiment faire en 2017 :

  • Me nourrir exclusivement de Galettes des Rois en hiver
  • Me nourrir exclusivement de Fraisiers en été
  • Chanter pour éliminer le stress
  • Danser pour éliminer les graisses
  • M’aimer comme je suis pour éliminer les complexes
  • Répéter avec mon groupe tous les week-end, jusqu’à pas d’heure
  • Sortir voir des concerts en plein milieu de la semaine
  • Monter sur scène dès que j’en ai l’occasion
  • Me réveiller en retard, tous les matins, fatiguée et mal coiffée pour aller au boulot
  • Écrire de nouvelles chansons tous les jours
  • Finir de composer celles de 2016 et peaufiner encore et encore
  • Surcharger mon emploi du temps
  • Rigoler trop fort, trop souvent, et surtout de mes propres blagues
  • Être très, très, très dépensière pour mes projets musicaux et radine pour mes autres projets
  • Sourire délicatement aux baux gosses que je croise dans la rue et les charmer le temps d’un regard mais ne jamais m’arrêter parce que je suis trop pressée et que j’ai franchement la flemme de draguer (surtout en hiver, quand tu as le nez qui coule)
  • Rester moi-même et continuer d’avancer

Bonne année 2017.

Complexes de jeunesse

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On passe des heures chaque jour à se regarder dans une glace ou au travers des yeux des autres. On fait des comparaisons, on critique, on dévalorise, on ignore et on piétine les rêves de la seule personne qui ne nous abandonnera jamais et à qui on devrait faire confiance toute notre vie : soi-même.

Pour être franche, quand j’étais petite, j’avais des tas de complexes…

Trop grande, trop menue, cheveux et seins trop plats, mauvais profil, pas jolie, trop sérieuse, pas assez populaire, trop timide, pas assez garçon manquée, trop gamine, trop gâtée, trop fofolle, trop sage, pas assez féminine, trop pauvre, trop conne…bref, je m’arrête là parce qu’avec l’imagination débordante que j’avais à l’époque (et que j’ai toujours) toutes sortes de critiques contradictoires étaient possibles. Oui, contradictoires avec moi même. Parce qu’ils ne s’agissaient là que des paroles des autres avec lesquelles JE tombais d’accord. Mais était-ce vraiment ce que je voulais être ?

En grandissant j’ai appris qu’on était réellement ce qu’on pensait de soi-même. C’est vrai tous ces « défauts » sont très vite devenus une réalité aux yeux de ceux qui souhaitaient me voir ainsi et vous savez quoi, c’était vraiment un problème pour moi.

C’est triste à dire mais il y a vraiment des jours où je me sentais mal aimée. J’étais en fait mal aimée par moi-même. Voilà tout. J’avais cessé d’aimer la personne que j’étais et de croire en ce que je pouvais réellement être. J’écoutais les autres et je me disais « ah oui, c’est vrai, je suis comme ci, ou comme ça… » Pfff… Trop naïve !

Qui devais-je être pour plaire à tout le monde ? Natalie Portman ? Penelope Cruz ? Claudia Schiffer ? Je ne savais même plus qui j’étais alors que j’avais peut-être plus de potentiel que n’importe quelle bimbo qui montre aisément tout ce qui sort naturellement de chez elle : ses dents blanches, sa poitrine, son maquillage, son fric et par dessus tout, ses nombreuses discussions qui la concerne elle tout particulièrement.

C’est vrai je ne voulais pas ressembler à une de ces filles superficielles qui prend tellement soin d’elle qu’à vrai dire elles n’ont plus le temps pour qui que ce soit d’autre, parce que même à ce stade on reste une éternelle insatisfaite de la vie. Croyez-moi.

Mais que fallait-il alors pour que je m’aime comme j’étais ?

Je prenais l’exemple de Serge Gainsbourg et je me disais que quand-même il devait bien y avoir quelque chose pour arranger ça.

Tout d’abord, je devais apprendre à accepter mes défauts. Ils font partie de moi, de mon passé et ils m’appartiennent puisque c’est moi qui en ait fait une telle réalité.

Ensuite je devais les apprivoiser véritablement. Savoir comment ils pouvaient enfin jouer en ma faveur, ou savoir comment mieux les contrôler de façon à ce qu’ils ne soient plus un complexe mais une particularité de mon charisme.

Après ça, venait le fait d’arrêter de me demander ce que les autres pensaient de moi.

Et j’ai très vite découvert que tous ceux qui sont vraiment heureux se moquent de si leurs actions, leurs paroles ou leurs look vont gêner. Ils font ce qui semble juste selon eux et c’est ce qui fait leur force. Ils se font confiance et gagnent la confiance d’autrui en étant parfaitement en harmonie avec eux mêmes.
C’est vrai, on grandit dans une société qui regorge de points de vue différents sur ce qui est bien, mal, beau, moche, acceptable, intolérable…etc, alors il devient très difficile de s’harmoniser avec tout le monde. Sinon ça donne un genre de puzzle complexe avec des milliers de pièces qui ne s’imbriquent avec aucune autre et vous ne vous sentez jamais complet finalement. Chacun sa vision des choses et l’essentiel c’est d’être fidèle à ce qu’on aime et de continuer à évoluer vers son idéal.

Certaines personnes vous aimeront tel que vous êtes, d’autres vous donneront des conseils constructifs vers votre but parce qu’ils croient en vous, et une minorité de personnes tenteront encore de vous diminuer de diverses façons possibles, qu’importe à quel stade de votre vie vous êtes arrivé. Mais ne vous rabaissez pas à ces derniers. Ne leur accordez aucune attention, car leur but est de détruire et ils y parviennent dès le moment où vous tombez d’accord avec eux. Après, ils ne tiendront plus compte de vous, car ils sauront qu’ils auront réussi et que vous continuerez le travail avec ferveur jusqu’à finir six pieds sous terre, à un moment plus ou moins précoce de votre existence. Non, vraiment ces gens là ne méritent pas tant de haine ni pour vous, ni même pour eux. Ils ont eux aussi pleins de bonnes raisons d’aimer les gens et de s’aimer, mais ne le savent pas encore. Laissez leur un peu de temps, et continuez votre chemin. C’est la meilleure façon de les aider et de vous aider à avancer.

Dans ma vie j’en ai rencontré pas mal des gens comme ça, mais franchement ils n’ont pas fait long feu sur mon chemin. En fin de compte je suis simplement restée moi-même tout en m’aimant comme j’étais et en ayant confiance en mes choix pour me voir évoluer.

Je m’aime comme je suis. Mais alors je n’ai absolument pas peur de le dire. Je suis complètement « in love » de moi, avec ou sans maquillage, dans la rue ou en pyjama, en train de danser sur des tubes des années 80 ou en train de refuser un verre de vin, en soirée ou en famille, en train de rire aux éclats ou en train de draguer timidement, en train de dire oui à un mec et non à un autre, qu’importe mes erreurs, mes folles ambitions, mes échecs et mon passé et qu’importe si mes projets et mes rêves ne plaisent pas. C’est vrai, je me trouve géniale en fait 😀 Et je continuerai de m’aimer aujourd’hui, demain, les jours suivants, les mois prochains, en 2017, et jusqu’au bout de ma vie, sans jamais avoir à prouver quoi que ce soit à personne.

Je pense que je peux encore avoir pleins de raisons d’être dévalorisée, ignorée, ou contredite par cette société mais j’ai tellement de raisons de ne pas en tenir compte parce que je sais ce que je vaux et tout ce que je peux apprendre pour évoluer. Et pour finir, je ne suis pas là pour être aimée mais pour aimer les gens, en commençant par moi évidemment 😛  parce que je pense que c’est une valeur bien plus importante à apprendre dans la vie que de savoir être assez belle, assez drôle, assez intelligente pour attirer les regards.

Nous sommes tous le reflet de ce que nous pensons de nous-même. A nous de jouer maintenant 🙂

Peace&Love my Friends #lapacifisteaparlé

Aurélie L