Un week-end en Italie…

Un week end en Italie…

Intro : Je ne suis pas quelqu’un qui voyage beaucoup. Non pas que je n’y vois aucun intérêt mais parce que, même quand l’envie me prend, j’ai toujours de très bonnes raisons de ne pas quitter Paris : pas la tune pour partir aux Seychelles, pas le temps pour partir aux US, trop peur de l’avion pour partir en Australie, pas assez bilingue pour partir à Londres, pas de mec pour partir à Venise…etc. Du coup je me contente de mes voyages en métro où en Uber quand je me permets de sortir un peu de ma routine, mon cocon, et reste un peu plus tard à claquer un peu plus de tunes pour avoir une vie et des amis, comme tout le monde.

Finalement c’est ma pote Marine qui m’appelle un jour pour me dire que son père nous offre le voyage en Italie pour fêter son anniversaire là-bas. Alleeeeeeez ! Je dis oui !

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Et quelques semaines plus tard nous voilà à l’Aéroport, direction Florence !

Nous avions pris le Noctilien- glauque – à 4h du mat après avoir regardé la France se qualifier pour la demi finale en gagnant contre les allemands 😜

Arrivées à l’aéroport, nous savions déjà que notre voyage ne serait pas de tout repos. Nous avons dû courir un peu partout dans les couloirs pour éviter de rater l’avion à cause d’un mauvais timing (arriver 1h avant l’embarquement, apparemment, c’est trop juste).

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Après 1:30 de vol nous sommes arrivées au petit aéroport de Pise où j’avoue ne jamais avoir attendu aussi peu pour récupérer ma valise.

Nous décidons alors de trouver la tour de Pise, au passage.

Seul hic dans l’histoire c’est qu’on avait pas prévu que notre téléphone ne capterait pas là bas… Donc adieu Google Map, Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat, et autres conneries virtuelles. Bonjour la vraie vie !

Nous avons alors demandé notre chemin aux passants. (c’était une expérience totalement nouvelle pour nous, jeunes geekettes de 2016, et je vous recommande vraiment la vie réelle, c’est le plus beau voyage que vous puissiez faire 😜 )

Nous avons finalement trouvé un petit restaurant juste au pied de la tour, pour déguster notre premier repas italien.

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La carte était plutôt alléchante et le café à 1,10€ seulement, pour nous c’était le bonheur ! Même si on en boit pas !

La serveuse nous reçoit, mais ne parle ni français, ni anglais donc cela complique les choses.

On commande. On veut du frais parce qu’il fait chaud donc on opte pour des petites salades. Elle nous sert, on est surprise par la qualité visuelle qui laisse à désirer, on goûte et on est définitivement déçues. Finalement on paye quand-même, parce que les olives étaient très bonnes… Et on se console en se disant que c’est le premier resto du week-end, et qu’on arrivera bien à se rattraper !

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On écarquille les yeux devant l’addition et on demande des explications :

« Touto normalé regazza ! » Ça double en terrasse mais, ça, c’était une petite surprise italienne juste pour souhaiter la bienvenue aux touristes (avec le sourire bien évidemment).

A peine sorties du restaurant, on croise le premier bel italien qui nous propose de signer une pétition pour soutenir la prévention des dangers des drogues ! Super ! Quelle bonne cause ! Il nous propose également de faire un don et Marine se jette à l’eau. Elle cherche un billet de 5€ mais elle n’a pas la monnaie, et lui non plus, comme par hasard, du coup elle lui laisse gracieusement ses 10€, pour son charme et ses beaux yeux.

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A peine arrivées, les dépenses s’enchaînaient aussi vite que les mots des italiens !

Après ce premier « festin » nous avons pris le car pour aller jusqu’à Florence et là, toujours sans réseau, ni map, avec nos pantalons parisiens qui commençaient à nous coller aux jambes, et nos quelques heures de sommeil manquantes, nous avons cherché notre Airb&b.

On demande notre chemin, on se trompe de direction, on arrive dans un mini bus – plus petit tu meurs, étouffé. On suit les indications du conducteur, les routes sont pavés, les gens entassés et mal-aimables, ils ne parlent pas l’anglais et visiblement on les saoule, mais on arrive finalement dans la petite rue qui s’avère ne pas du tout être la bonne adresse.

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On remercie notre guide, toujours avec le sourire, parce que, nous, on est trop mignonnes, on fait demi tour, toujours en mini bus, toujours entassées, toujours en nage, et toujours perdues et on retourne à la case départ pour finalement prendre un taxi. On arrive à se faire comprendre, cette fois-ci, et on arrive même à la maison.

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Super mignon, super cosy, on est contente, on prend une douche, nos robes d’été et lunettes de soleil, et c’est partie pour l’aventure, mais cette fois-ci munies d’un plan !

On marche jusqu’au centre ville et là, c’est l’Italie ! Pour de vrai ! Les petites rues, les chapelles, les Ristorante, le Dôme, les balades en carrosses, les cornets de glaces, les rues piétonnes, les violonistes, accordéonistes, le carrousel, les italiens multo bene, en scooter, et le soleil qui vient nous griller nos jambes, trop blanches. Viva Italia !

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Le premier jour on a un peu de mal, quand même, car là-bas les voitures ont la priorité, les gens nous renseignent en faisant la gueule, les glaces (non artisanales) coûtent 10€ (quand t’es touriste) et les italiens ne nous draguent même pas, donc on se sent, quand-même, un peu arnaqué sur tout le rêve italien qu’on nous avait vendu…

Le soir on trouve finalement un super resto sur la place avec des vraies pizzas italiennes à seulement 10€, avec vue sur le carrousel et les violonistes qui nous transportent. Magique.

Par contre, pour venir casser le rêve italien, il y a toujours ce même monsieur qu’on voit partout, même à Paris, au pied de la Tour Eiffel, à Montmartre ou ici, à Florence : le fameux vendeur de roses qui vient vous interrompre en plein dîner. Bon ok.

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La nuit tombe et on aimerait aller danser. Visiblement la seule boîte du centre ville s’appelle le Space et tous les jeunes nous la conseillent si on ne veut pas se taper le taxi pour aller voir d’autres boîtes, quelques kilomètres plus loin.

On se décide finalement à rentrer se coucher parce que nos heures de sommeil manquantes commencent à nous donner mauvaise mine et qu’on a l’air bourrées, sans une seule goûte d’alcool, chaque fois qu’on rigole pour tout et n’importe quoi.

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Le lendemain c’est journée shopping, soldes, balades dans les ruelles, le marché (les négociations et les arnaques), et repos en terrasse. Bref, des vraies touristes (et vraies gonzesses). Et je suis désolée si vous pensiez découvrir les monuments d’Italie, sur mon article, mais nous étions plutôt branchées beaux mecs et resto, là-bas (et partout où on va d’ailleurs…).

 

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On a bien failli visiter le Dôme mais les gardes n’arrêtaient pas de nous repousser en disant : « Cover legs! » Sur le coup j’ai pas trop compris… j’ai cru que ça faisait partie de la tradition, un genre de rituel avant de rentrer dans le Dôme, alors je me suis baissée en avant pour couvrir mes genoux; comme je pouvais, jusqu’à ce que je me fasse pousser par d’autres touristes en pantalon, qui eux ont pu rentrer. Pendant ce temps, Marine, elle non plus, n’avait pas tout compris à la demande de la sécurité et elle remontait un peu sa robe pour montrer qu’elle ne cachait rien entre ses jambes, et que non, elle n’était pas une terroriste. (Il faisait chaud, nous n’avions dormi que 4h, et ne comprenions pas trop l’accent italien. Il faut nous comprendre…). Bref, nous n’étions visiblement pas acceptées dans le Dôme, à cause de nos mini robes d’été, pas très catholiques, à leur goût.

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Bon, après ce petit épisode de ridiculisation gratuite, nous nous sommes remontées le moral en allant faire un tour en carrosse (sans les chevaux parce que c’était plus cher), et sans le Prince Charmant, parce que Roméo était resté à Vérone, donc à la place c’est Pablo qui pédalait (péniblement), en nous faisant le guide.

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Ensuite nous avons poursuivi notre journée à marcher quelques kilomètres dans le petit Florence (oui, pour nous c’était en effet très, très petit, parce qu’on a très vite abandonné le plan, du coup nous pensions avoir fait le tour du centre-ville, jusqu’à découvrir l’autre côté de la rive, la veille de notre départ…) #nocomment

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Arrive alors notre dernier soir, donc on se décide à, tout de même, aller danser au Space. 16€ l’entrée avant minuit mais l’ambiance valait vraiment le coup/coût. Les italiens sont tous ici, donc c’est le paradis pour moi et Marine, qui sommes toutes deux à la recherche de notre Roméo. Mais les italiennes, et leur décolleté plongeant (à en noyer le regard des hommes) sont là aussi et n’aiment pas trop la concurrence féminine française, apparemment. Et vas-y que je te pousse, te fusille du regard…etc. Bref, tous les coups sont permis ! On arrive finalement à rencontrer Francesco et Alessandro qui nous apprennent un peu plus la langue italienne, et nous présentent leurs copains Marco et Andrea. On se déhanche sur des musiques qu’on reconnaît, on s’amuse au son des musiques italiennes, on se marre bien, et on commande à boire, au bar : « Bibite !! » (Ça veut dire sodas en italien, donc on en profite pour crier ce mot à tous les serveurs les plus séduisants d’Italie)

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On finit la soirée, fatiguées (et les seules à être bourrées à l’eau) mais heureuses de ce week-end riche en anecdotes, en fous rires, en dépenses, en calories (grillées par quelques dizaines de kilomètres de marche à pied), en coups de soleil, en cernes, en nouvelles rencontres et en nouveaux mots italiens que nous avons appris, en deux jours seulement, et qui résument parfaitement notre week-end (ciao, mangiare, grazie mille, pagare. Signification : bonjour, manger, merci beaucoup, payer) Bref, le paradis.

Au retour, nous étions dans l’avion quand les bleus étaient en train de jouer (perdre) contre le Portugal, donc nous n’avons rien pu suivre du match. #noregret

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Arrivées à Orly, on entend quelques klaxons donc on pense avoir gagné. Toutes excitées, on vérifie le score sur internet (notre téléphone capte enfin le monde virtuel de l’Internet)  mais à ce moment là on aurait plutôt dû vérifier si on était pas arrivées au Portugal au lieu de Paris, à entendre tous ces klaxons et ces gens heureux…

Inutile de vous faire un schéma de notre déception… #noregret

Je quitte Marine, à Gare de Lyon, pour rejoindre la ligne 13 à Saint Lazare (ma préférée) et là, c’est l’enfer. Les gens sont bourrés, énervés, dégoûtés, ils crient trop fort, tous agglutinés dans les couloirs et les wagons, ils chantent (mal) la Marseillaise, et ils puent. Bref, l’enfer après le paradis. Je vérifie mon compte pour voir s’il me reste encore quelques centaines d’euros, dans l’espoir de repartir en week-end (prolongé), (de quelques mois), (loin d’ici), dès le lendemain matin, mais là j’ai plus un rond et demain c’est lundi. Alors je me dis, vive Paris et vive la France et sa banlieue, de toute façon c’est nous les meilleurs #allezlesbleus

Aurelie et Marine – Les parisiennes fidèles à leur patrie, qui retournent à Paris avec le sourire.

 

Ps : Vous pouvez également suivre notre petit voyage sur notre compte Vine pour les anecdotes en vidéos 😉

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Complexes de jeunesse

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On passe des heures chaque jour à se regarder dans une glace ou au travers des yeux des autres. On fait des comparaisons, on critique, on dévalorise, on ignore et on piétine les rêves de la seule personne qui ne nous abandonnera jamais et à qui on devrait faire confiance toute notre vie : soi-même.

Pour être franche, quand j’étais petite, j’avais des tas de complexes…

Trop grande, trop menue, cheveux et seins trop plats, mauvais profil, pas jolie, trop sérieuse, pas assez populaire, trop timide, pas assez garçon manquée, trop gamine, trop gâtée, trop fofolle, trop sage, pas assez féminine, trop pauvre, trop conne…bref, je m’arrête là parce qu’avec l’imagination débordante que j’avais à l’époque (et que j’ai toujours) toutes sortes de critiques contradictoires étaient possibles. Oui, contradictoires avec moi même. Parce qu’ils ne s’agissaient là que des paroles des autres avec lesquelles JE tombais d’accord. Mais était-ce vraiment ce que je voulais être ?

En grandissant j’ai appris qu’on était réellement ce qu’on pensait de soi-même. C’est vrai tous ces « défauts » sont très vite devenus une réalité aux yeux de ceux qui souhaitaient me voir ainsi et vous savez quoi, c’était vraiment un problème pour moi.

C’est triste à dire mais il y a vraiment des jours où je me sentais mal aimée. J’étais en fait mal aimée par moi-même. Voilà tout. J’avais cessé d’aimer la personne que j’étais et de croire en ce que je pouvais réellement être. J’écoutais les autres et je me disais « ah oui, c’est vrai, je suis comme ci, ou comme ça… » Pfff… Trop naïve !

Qui devais-je être pour plaire à tout le monde ? Natalie Portman ? Penelope Cruz ? Claudia Schiffer ? Je ne savais même plus qui j’étais alors que j’avais peut-être plus de potentiel que n’importe quelle bimbo qui montre aisément tout ce qui sort naturellement de chez elle : ses dents blanches, sa poitrine, son maquillage, son fric et par dessus tout, ses nombreuses discussions qui la concerne elle tout particulièrement.

C’est vrai je ne voulais pas ressembler à une de ces filles superficielles qui prend tellement soin d’elle qu’à vrai dire elles n’ont plus le temps pour qui que ce soit d’autre, parce que même à ce stade on reste une éternelle insatisfaite de la vie. Croyez-moi.

Mais que fallait-il alors pour que je m’aime comme j’étais ?

Je prenais l’exemple de Serge Gainsbourg et je me disais que quand-même il devait bien y avoir quelque chose pour arranger ça.

Tout d’abord, je devais apprendre à accepter mes défauts. Ils font partie de moi, de mon passé et ils m’appartiennent puisque c’est moi qui en ait fait une telle réalité.

Ensuite je devais les apprivoiser véritablement. Savoir comment ils pouvaient enfin jouer en ma faveur, ou savoir comment mieux les contrôler de façon à ce qu’ils ne soient plus un complexe mais une particularité de mon charisme.

Après ça, venait le fait d’arrêter de me demander ce que les autres pensaient de moi.

Et j’ai très vite découvert que tous ceux qui sont vraiment heureux se moquent de si leurs actions, leurs paroles ou leurs look vont gêner. Ils font ce qui semble juste selon eux et c’est ce qui fait leur force. Ils se font confiance et gagnent la confiance d’autrui en étant parfaitement en harmonie avec eux mêmes.
C’est vrai, on grandit dans une société qui regorge de points de vue différents sur ce qui est bien, mal, beau, moche, acceptable, intolérable…etc, alors il devient très difficile de s’harmoniser avec tout le monde. Sinon ça donne un genre de puzzle complexe avec des milliers de pièces qui ne s’imbriquent avec aucune autre et vous ne vous sentez jamais complet finalement. Chacun sa vision des choses et l’essentiel c’est d’être fidèle à ce qu’on aime et de continuer à évoluer vers son idéal.

Certaines personnes vous aimeront tel que vous êtes, d’autres vous donneront des conseils constructifs vers votre but parce qu’ils croient en vous, et une minorité de personnes tenteront encore de vous diminuer de diverses façons possibles, qu’importe à quel stade de votre vie vous êtes arrivé. Mais ne vous rabaissez pas à ces derniers. Ne leur accordez aucune attention, car leur but est de détruire et ils y parviennent dès le moment où vous tombez d’accord avec eux. Après, ils ne tiendront plus compte de vous, car ils sauront qu’ils auront réussi et que vous continuerez le travail avec ferveur jusqu’à finir six pieds sous terre, à un moment plus ou moins précoce de votre existence. Non, vraiment ces gens là ne méritent pas tant de haine ni pour vous, ni même pour eux. Ils ont eux aussi pleins de bonnes raisons d’aimer les gens et de s’aimer, mais ne le savent pas encore. Laissez leur un peu de temps, et continuez votre chemin. C’est la meilleure façon de les aider et de vous aider à avancer.

Dans ma vie j’en ai rencontré pas mal des gens comme ça, mais franchement ils n’ont pas fait long feu sur mon chemin. En fin de compte je suis simplement restée moi-même tout en m’aimant comme j’étais et en ayant confiance en mes choix pour me voir évoluer.

Je m’aime comme je suis. Mais alors je n’ai absolument pas peur de le dire. Je suis complètement « in love » de moi, avec ou sans maquillage, dans la rue ou en pyjama, en train de danser sur des tubes des années 80 ou en train de refuser un verre de vin, en soirée ou en famille, en train de rire aux éclats ou en train de draguer timidement, en train de dire oui à un mec et non à un autre, qu’importe mes erreurs, mes folles ambitions, mes échecs et mon passé et qu’importe si mes projets et mes rêves ne plaisent pas. C’est vrai, je me trouve géniale en fait 😀 Et je continuerai de m’aimer aujourd’hui, demain, les jours suivants, les mois prochains, en 2017, et jusqu’au bout de ma vie, sans jamais avoir à prouver quoi que ce soit à personne.

Je pense que je peux encore avoir pleins de raisons d’être dévalorisée, ignorée, ou contredite par cette société mais j’ai tellement de raisons de ne pas en tenir compte parce que je sais ce que je vaux et tout ce que je peux apprendre pour évoluer. Et pour finir, je ne suis pas là pour être aimée mais pour aimer les gens, en commençant par moi évidemment 😛  parce que je pense que c’est une valeur bien plus importante à apprendre dans la vie que de savoir être assez belle, assez drôle, assez intelligente pour attirer les regards.

Nous sommes tous le reflet de ce que nous pensons de nous-même. A nous de jouer maintenant 🙂

Peace&Love my Friends #lapacifisteaparlé

Aurélie L