Rester enfant…

Je crois bien que je ne grandirai jamais…

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Je suis sans cesse éprise par l’envie de m’exprimer partout et n’importe comment, comme un enfant insolent. Je regarde la vie, les détails insignifiants, et je m’y attarde, je m’en inspire.

Mes passions s’invitent peu à peu dans le tumulte de ma vie…

Et si je ne vis pas encore de mon art, en attendant, je vis pour l’art.

Séduire en chantant, m’amuser en écrivant, bouder en photo, aimer en dansant, rêver en peinture…

Je laisse l’inspiration venir, et frapper à ma porte, même à des heures indécentes et je la laisse s’installer, et s’accaparer de tout mon être pour vous offrir tout ce que j’ai à vous donner.

Tout ça pour vous dire que je me mets aux claquettes !

Je plaisante !

Je m’essaye simplement au dessin, depuis quelques semaines, sur le petit écran de mon téléphone, et j’y prends goût. Rien de très sérieux, mais je fais ça pour le plaisir et j’avais envie de le partager un peu avec vous 🙂

A part ça, la musique continue ! Je continue à composer de nouveaux titres et prends le temps de vous concocter un nouvel EP en anglais 😉

D’ailleurs, j’en profite pour vous annoncer que mon prochain concert aura lieu vendredi 8 septembre, à L’Etage, dans le 10ème, à Paris, à 21h. Vous y êtes tous conviés ❤️

Sur ce, je vous laisse, en dessin…

PS : j’ai créé un compte Instagram afin de continuer à partager mes créations avec vous ! Suivez-moi sous le nom de My Little Illustration 😉

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La Tourisienne : Touriste Parisienne

Définition du jour : La Tourisienne

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La Tourisienne est défini comme étant une parisienne endurcie qui devient soudainement touriste dans sa propre ville. Une touriste parisienne.

C’est cette femme que vous croisez tous les matins, dans les transports en commun et qui vit depuis 10 ou 20 ans dans la capitale, mais qui est tellement accaparée par son quotidien qu’elle n’a plus le temps de se promener et visiter la ville.

C’est cette femme qui ne connaît pas le nom des rues, quand vous cherchez votre chemin (la rue que vous cherchez étant celle adjacente à son adresse de domicile).

Cette femme pour qui « Châtelet » n’est qu’une station de métro, ou pire : une correspondance, avec ces fameux couloirs interminables.

Cette femme qui n’est même jamais montée tout en haut de la Tour Eiffel (si, si je vous assure) et qui sort à la station Champs Elysées Clémenceau en étant persuadée qu’elle arrivera directement devant les grands magasins.

Cette femme qui ne s’est jamais encore rendu à Montmartre ni en montant les marches ni en prenant le funiculaire.

Cette même femme qui s’extasie comme une touriste à Paris, quand vous la sortez finalement le week-end, et qu’elle découvre qu’on peut visiter l’Opéra Garnier.

Cette femme qui vous demande de la prendre en photo, tous les 10 mètres, quand vous vous promenez avec elle dans le Marais, et qui s’exclame à tout va : J’adoOore Pariiiis ! ! !

Si vous reconnaissez quelqu’un de votre entourage (ou que vous vous êtes vous-même reconnue) en lisant cet article, alors sachez que le seul remède à cette situation est : SORTIR.

Sortez sur un coup de tête. Changez d’itinéraire. Visitez les monuments de la capitale. Partez à la découverte de nouveaux bars insolites et apprenez le nom des rues. Sortez. Vite. C’est urgent. Vous avez tout un monde à découvrir, à commencer par Paris.

Allez, pour vous aider un peu, parce que j’ai moi-même longtemps été dans cette situation inconfortable dans le passé, je vous donne quelques idées de Bars insolites à Paris que j’ai testé et approuvé :

  • Le Zéro de Conduite : Buvez vos boissons (non-alcoolisées de préférence) dans un biberon et jouez à des jeux de société en même temps. Quartier : Saint-Germain-des-Près. Tarifs cocktail à partir de 8€.
  • Le Lavomatic : Entrez dans une laverie qui a l’air tout à fait ordinaire… Derrière une des portes des machines à laver se cache votre bar. A vous de trouvez laquelle vous y donnera accès. Quartier : République. Tarif à partir de 8€.
  • Le Pavillon des Canaux : Entrez dans ce pavillon en bord de Seine et buvez votre boisson comme à la maison, même dans la baignoire,+ si vous le souhaitez ! Quartier :  La Villette. Tarifs à partir de 6€.
  • Le Pop In : Et si vous voulez de la musique, le Pop In vous sert du Rock, de la Pop…etc. et c’est même scène ouverte le dimanche soir ! Quartier : Bastille. Tarifs à partir de 5€.

Bon, la liste est courte, mais n’oubliez pas que toute la magie de Paris c’est de découvrir les choses par hasard… 😉

A très vite,

Aurélie – La Brune

Les Couples.

Les Couples.

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Quand tu es célibataire (et que tu t’appelles Aurélie), tu passes plus de temps à observer comment les couples fonctionnent, s’ils sont heureux ou non, s’ils vont durer, s’ils s’écoutent vraiment, et s’ils se complètent bien… tu prends des notes, plutôt que de chercher à séduire. Parce que, tout ce que tu veux trouver, c’est l’amour, le vrai. Et tu ne veux pas te tromper.

Quand je regarde cette photo… une femme souriante, au bras d’un homme fier… Je me demande vraiment comment ils ont fait pour tenir aussi longtemps.

Comment ma grand-mère a-t-elle fait pour supporter mon grand-père, si longtemps ? Comment a-t-il fait pour la supporter si longtemps ?

Déjà, à cette époque, je me dis qu’ils devaient s’aimer (vraiment beaucoup) pour ne pas se poser la question. En 70 ans d’amour, ça en fait des engueulades et des bisous,  pour élever 4 enfants, puis accueillir 8 petits-enfants, chaque été, et enfin avoir la chance de rencontrer 4 de leurs arrière-petits-enfants, avant de nous quitter.

Je me demande à quoi ressemblerait mon couple, à moi, plus tard… S’il sera assez fort ou si je serai assez patiente pour que cela dure longtemps. Je veux dire, très longtemps.

J’essaye de m’imaginer… Faire des concessions, pour une durée indéterminée. La patience pour la cuisine, la vraie. Le sommeil léger. Lui qui ronfle. Plus de couette. Plus de place. Et des mômes qui viennent t’extraire de ton lit, à 3h du mat, parce qu’ils ont faim. Puis, un second réveil brutal, quelques heures plus tard, pour préparer le café et repasser la chemise de Monsieur, avant de partir travailler. Et rebelote le mardi. Le mercredi. Le jeudi. Le vendredi. Et s’il faut, même, le week-end. Quelques années durant. Et plus, si affinité.

J’observe mes amis, les jeunes couples de mon entourage à qui je rends parfois visite, et je me dis que c’est possible. Je me dis qu’une femme a beau être chiante, qu’un homme a beau être bordélique, l’amour est là, et il perdure.

Je les regarde s’aimer, s’embrasser, se gueuler dessus, se pardonner, se fusiller du regard, se balancer des vannes, ou des assiettes (quand la tension monte dans la cuisine), puis s’aimer à nouveau, se faire des bébés, se taper des fous rires, se taper des déménagements, se ruiner, se taper les gosses le samedi, et ikea le dimanche, s’essouffler, se soutenir, se relever, s’aimer encore, s’aimer autant qu’avant, mais toujours plus longtemps. Et ils sont heureux.

Parfois, ils me rappellent un peu mes grands-parents… Et je me dis que, parmi eux, il y en aura qui deviendront aussi des exemples de couples qui s’aiment jusqu’au bout, envers et contre tout.

Et j’avoue, j’espère un jour, à mon tour, faire partie de ces beaux exemples, pour mes propres petits-enfants… Même s’il faut faire des concessions, au passage.

Love,

Aurélie L

 

 

 

Les Jardins du Roi

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Il est 02:50 du matin et je ne dors pas. Ce n’est pas dans mon habitude et mes yeux me piquent un peu, je dois vous l’avouer. Mais l’inspiration est venue frapper à ma porte, ce soir, pour me rappeler comme le monde avait changé sans trop bouleverser le caractère inné de ceux qui pensent tout avoir et tout savoir…

En effet, j’ai découvert Alan Rickman, talentueux acteur et réalisateur, dans son tout dernier film : Les Jardins du Roi. Et voilà, j’ai été tellement impressionnée et transportée par l’époque, la justesse des rôles, l’histoire et l’aspect visuel de ce film, que cela m’a beaucoup inspirée. J’avais donc envie de partager avec vous, ce texte que j’ai écrit, reflétant mon ressenti personnel de cette belle histoire :

Château de Versailles

Je me souviens, il fut un temps
Où jadis, comme au printemps
Le soleil, les carrosses brillaient
Au pied du château versaillais
Louis xiv et ses jardins
Respiraient l’or et le satin
De leurs chemins garnis de brume
De roses et chapeaux à plumes
Sillonnant sous les ombrelles

Des femmes voluptueuses et belles
À qui on tendait la main

Pour s’enivrer de leur parfum

Les promises et les bien aimées

Courtisées les yeux bandés
Par des hommes valsant en costumes

Pour des bals de coutumes
Pour faire danser robes à volants
Faire jouer violons, sentiments
Regards et flatteries infidèles
Pour combler leurs désirs charnels

1684
Château de Versailles
Marquise De Meriviat
Témoignant d’un apparat
De perles et d’ornements
Pour apprendre à faire semblant

Quand bien même tout le monde se ment

Sans doute pour faire passer le temps

Mais surtout plaire à tous ces gens

 

Texte écrit par Aurelie Laffont

 

Complexes de jeunesse

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On passe des heures chaque jour à se regarder dans une glace ou au travers des yeux des autres. On fait des comparaisons, on critique, on dévalorise, on ignore et on piétine les rêves de la seule personne qui ne nous abandonnera jamais et à qui on devrait faire confiance toute notre vie : soi-même.

Pour être franche, quand j’étais petite, j’avais des tas de complexes…

Trop grande, trop menue, cheveux et seins trop plats, mauvais profil, pas jolie, trop sérieuse, pas assez populaire, trop timide, pas assez garçon manquée, trop gamine, trop gâtée, trop fofolle, trop sage, pas assez féminine, trop pauvre, trop conne…bref, je m’arrête là parce qu’avec l’imagination débordante que j’avais à l’époque (et que j’ai toujours) toutes sortes de critiques contradictoires étaient possibles. Oui, contradictoires avec moi même. Parce qu’ils ne s’agissaient là que des paroles des autres avec lesquelles JE tombais d’accord. Mais était-ce vraiment ce que je voulais être ?

En grandissant j’ai appris qu’on était réellement ce qu’on pensait de soi-même. C’est vrai tous ces « défauts » sont très vite devenus une réalité aux yeux de ceux qui souhaitaient me voir ainsi et vous savez quoi, c’était vraiment un problème pour moi.

C’est triste à dire mais il y a vraiment des jours où je me sentais mal aimée. J’étais en fait mal aimée par moi-même. Voilà tout. J’avais cessé d’aimer la personne que j’étais et de croire en ce que je pouvais réellement être. J’écoutais les autres et je me disais « ah oui, c’est vrai, je suis comme ci, ou comme ça… » Pfff… Trop naïve !

Qui devais-je être pour plaire à tout le monde ? Natalie Portman ? Penelope Cruz ? Claudia Schiffer ? Je ne savais même plus qui j’étais alors que j’avais peut-être plus de potentiel que n’importe quelle bimbo qui montre aisément tout ce qui sort naturellement de chez elle : ses dents blanches, sa poitrine, son maquillage, son fric et par dessus tout, ses nombreuses discussions qui la concerne elle tout particulièrement.

C’est vrai je ne voulais pas ressembler à une de ces filles superficielles qui prend tellement soin d’elle qu’à vrai dire elles n’ont plus le temps pour qui que ce soit d’autre, parce que même à ce stade on reste une éternelle insatisfaite de la vie. Croyez-moi.

Mais que fallait-il alors pour que je m’aime comme j’étais ?

Je prenais l’exemple de Serge Gainsbourg et je me disais que quand-même il devait bien y avoir quelque chose pour arranger ça.

Tout d’abord, je devais apprendre à accepter mes défauts. Ils font partie de moi, de mon passé et ils m’appartiennent puisque c’est moi qui en ait fait une telle réalité.

Ensuite je devais les apprivoiser véritablement. Savoir comment ils pouvaient enfin jouer en ma faveur, ou savoir comment mieux les contrôler de façon à ce qu’ils ne soient plus un complexe mais une particularité de mon charisme.

Après ça, venait le fait d’arrêter de me demander ce que les autres pensaient de moi.

Et j’ai très vite découvert que tous ceux qui sont vraiment heureux se moquent de si leurs actions, leurs paroles ou leurs look vont gêner. Ils font ce qui semble juste selon eux et c’est ce qui fait leur force. Ils se font confiance et gagnent la confiance d’autrui en étant parfaitement en harmonie avec eux mêmes.
C’est vrai, on grandit dans une société qui regorge de points de vue différents sur ce qui est bien, mal, beau, moche, acceptable, intolérable…etc, alors il devient très difficile de s’harmoniser avec tout le monde. Sinon ça donne un genre de puzzle complexe avec des milliers de pièces qui ne s’imbriquent avec aucune autre et vous ne vous sentez jamais complet finalement. Chacun sa vision des choses et l’essentiel c’est d’être fidèle à ce qu’on aime et de continuer à évoluer vers son idéal.

Certaines personnes vous aimeront tel que vous êtes, d’autres vous donneront des conseils constructifs vers votre but parce qu’ils croient en vous, et une minorité de personnes tenteront encore de vous diminuer de diverses façons possibles, qu’importe à quel stade de votre vie vous êtes arrivé. Mais ne vous rabaissez pas à ces derniers. Ne leur accordez aucune attention, car leur but est de détruire et ils y parviennent dès le moment où vous tombez d’accord avec eux. Après, ils ne tiendront plus compte de vous, car ils sauront qu’ils auront réussi et que vous continuerez le travail avec ferveur jusqu’à finir six pieds sous terre, à un moment plus ou moins précoce de votre existence. Non, vraiment ces gens là ne méritent pas tant de haine ni pour vous, ni même pour eux. Ils ont eux aussi pleins de bonnes raisons d’aimer les gens et de s’aimer, mais ne le savent pas encore. Laissez leur un peu de temps, et continuez votre chemin. C’est la meilleure façon de les aider et de vous aider à avancer.

Dans ma vie j’en ai rencontré pas mal des gens comme ça, mais franchement ils n’ont pas fait long feu sur mon chemin. En fin de compte je suis simplement restée moi-même tout en m’aimant comme j’étais et en ayant confiance en mes choix pour me voir évoluer.

Je m’aime comme je suis. Mais alors je n’ai absolument pas peur de le dire. Je suis complètement « in love » de moi, avec ou sans maquillage, dans la rue ou en pyjama, en train de danser sur des tubes des années 80 ou en train de refuser un verre de vin, en soirée ou en famille, en train de rire aux éclats ou en train de draguer timidement, en train de dire oui à un mec et non à un autre, qu’importe mes erreurs, mes folles ambitions, mes échecs et mon passé et qu’importe si mes projets et mes rêves ne plaisent pas. C’est vrai, je me trouve géniale en fait 😀 Et je continuerai de m’aimer aujourd’hui, demain, les jours suivants, les mois prochains, en 2017, et jusqu’au bout de ma vie, sans jamais avoir à prouver quoi que ce soit à personne.

Je pense que je peux encore avoir pleins de raisons d’être dévalorisée, ignorée, ou contredite par cette société mais j’ai tellement de raisons de ne pas en tenir compte parce que je sais ce que je vaux et tout ce que je peux apprendre pour évoluer. Et pour finir, je ne suis pas là pour être aimée mais pour aimer les gens, en commençant par moi évidemment 😛  parce que je pense que c’est une valeur bien plus importante à apprendre dans la vie que de savoir être assez belle, assez drôle, assez intelligente pour attirer les regards.

Nous sommes tous le reflet de ce que nous pensons de nous-même. A nous de jouer maintenant 🙂

Peace&Love my Friends #lapacifisteaparlé

Aurélie L