Ecriture

Monologues par Aurélie Laffont

 

Deux Mois 

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« Ca fait déjà deux mois…

Deux mois ! C’est beaucoup quand même !

C’est l’équivalent de 60 jours et 60 nuits. Au moins 120 repas et environ 720 clopes auxquelles j’aurais dû renoncer. 

Deux mois seulement et j’ai déjà envie de te dire « Je t’aime ».

Est ce que cest trop tôt pour le dire ? Oui. A ce qu’il paraît c’est plus sûr. 

Mais moi je meurs d’envie de le crier sur tous les toits alors je m’abstiens et je ne dis rien pour l’instant. Je suis tellement heureuse que je flingue mes journées en ne pensant qu’à toi. J’oublie mes clés de voiture. J’oublie l’eau des pâtes qui boue et s’évapore dans ma cuisine. J’oublie même de demander à mes collègues comment ça va… parfois j’ai du mal à m’endormir… je pense à toi…

Par contre je n’oublie pas de manger, ça non ! C’est pire qu’avant ! Du coup j’oublie aussi ma balance, mais ça c’est volontaire.

Ma sœur me dit déjà de faire attention ! Elle est très protectrice…

Mais deux mois, quand même… c’est déjà long !

Long comme ce t-shirt que je vais devoir mettre aujourd’hui pour mieux garder mon secret. 

Je suis tellement heureuse !

Désormais je sais que ma vie n’aurait plus aucun sens, si tu n’existais plus. Pourtant j’aurais jamais cru dire ça un jour. Pour être honnête, je pense que j’ai toujours été le genre de nana à s’occuper de sa personne et se regarder le nombril. Mais aujourd’hui je ne regarderai plus jamais mon ventre pareil… Qu’importe sa taille… parce que je sais que c’est pour toi… Pour te donner la Vie. »

Aurélie L

La Vérité (celle qui sort de la bouche des parents)

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« J’y ai cru pendant longtemps… tout était si parfait… j’étais sûr et certain que tout était vrai, et même quand on m’affirmait le contraire, je niais leurs propos. Quand je repense à ces nuits… ces nuits que je passais à l’attendre, sans me douter de rien… On m’a souvent menti, mais cette fois je me suis senti trahi. Comment a-t-elle pu me faire ça ? Comment ai je pu être aussi con ?

C’était pourtant évident… c’était juste sous mes yeux…

Ce soir là, c’est ma mère qui me l’a annoncé… Elle a prit un air solennelle pour me le dire, en prenant le temps de contester chaque fait, chaque geste qui me semblait pourtant si vrai… je me suis senti déboussolé…

Ça a duré 6ans. 6ans quand même ! Sans doute les plus belles années de ma vie…

On croit toujours que c’est plus facile quand on reste dans l’ignorance…

Bon, j’ai fini par m’y faire, j’ai fait mon petit bonhomme de chemin, en me promettant de ne jamais infliger une chose pareille à mes enfants…

Je regarde les gosses d’aujourd’hui, innocents, insouciants… et je me dis que c’est vrai… c’est trop facile pour eux : Ils se lèvent, le petit dej est prêt, on les conduit ici et là, ils passent leur temps devant la télé, on les borde pour qu’ils s’endorment et ils reçoivent des cadeaux sans trop savoir d’où ça vient… Pfff. Le pire c’est qu’ils ne se doutent vraiment de rien. Mais quand tu grandis, la vie ne te fait pas de cadeau.

Moi les miens, dès qu’ils auront l’âge de parler, je les préviendrai sans attendre, sans pincette, en leur disant la vérité, de but en blanc ! Comme ça : Eliott, Lucas, je dois vous prévenir d’une chose importante : le Père Noël n’existe pas. C’est papa et maman qui raquent. C’est tout. »

Aurélie L

 

Fragile

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« Il y avait ce carton vide, posé sur mon bureau, d’où je pouvais lire le mot FRAGILE.

Et soudain je revoyais toutes ces images d’un quotidien partagé avec un homme que je pensais aimer toute ma vie. 5 ans.

5 ans d’amour, d’engueulades, de promesses, de nuits courtes romantiques, ou sauvages, de « passe-moi le sel chérie steuplait », de linges sales partagés dans un même panier, de « c’est pas moi qui fait la vaisselle ! », de « c’est qui cette fille ? », de déménagements par-ci, par-là,  de « je t’aime », d’invités délirants, chiants ou adorables, de découvertes musicales, d’odeur de tabac froid dans la cuisine, de points de vue échangés, sur la vie, le pourquoi du comment, de jeux de mots à la con, de baisers dans le cou, de cuvettes jamais relevées, de chaussettes sales à côté du lit, de calme le dimanche soir, affalés sur notre canapé Ikea, de « tu veux regarder quoi ce soir ? », de nouvelles recettes « pour changer », de fous rires, de sushi commandés sur un coup de flemme, de projets, de confessions, et d’ambitions, racontés jusqu’à pas d’heure, et mis dans un coin de notre tête pour plus tard …

5 ans à mettre dans des cartons, et à enfermer quelque part, à jamais, pour se reconstruire une nouvelle vie.

FRAGILE.

C’est moi que j’aurais voulu mettre dans cette boîte de carton, en demandant gentiment à ma sœur de bien la scotcher, en long, en large et en travers, et de ne jamais la rouvrir, plutôt que de me laisser pleurer toutes les larmes de mon corps, sur son épaule.

Trop fragile.

Elle tentait de me consoler, en me serrant très fort dans ses bras, et en gardant le silence, parce qu’aucun mot ne pouvait guérir quoique ce soit…

J’aurais préféré perdre ma vie, avec lui, sur cette route, trop glissante, trop rapide, trop bétonnée, trop dangereuse, ce soir-là, plutôt que de devoir mettre la nôtre dans des cartons, en m’obligeant à tout oublier, tout effacer pour continuer la route seule, triste, fragile et perdue dans un brouillard sans fin, alors que la pluie continuerait de couler sur mes joues à jamais, pour un amour éternel, arraché par la vie… »

Soyez prudents sur la route, y en a qui tiennent à vous…

Aurélie L

Petite Faiblesse

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« Dans ma vie j’ai fait des tas de choses incroyables, aussi folles les unes que les autres.

Je pense pouvoir dire, sans trop me venter… Non, je vais pas le dire quand-même.

Mais je me rends compte qu’il y a encore des choses que je suis incapable d’assumer…

Pourtant j’ai fait bien pire que ça…

Sécher les cours, sans que ma mère s’en aperçoive, demander du feu aux dealers du quartier, faire Space Mountain, trois fois de suite, sans vomir, avaler une cuillère de wasabi sans pleurer, réciter tout l’alphabet en rotant, avaler 6 shots de vodka d’affilée, sans vomir, sauter du toit d’un immeuble à un autre, sans tomber, montrer mes fesses à un policier, faire un saut en parachute en gardant les yeux ouverts, plonger dans un lac interdit, faire Paris-Biarritz en moto, juste pour aller voir les vagues, surfer malgré le drapeau rouge (bon orange, je l’avoue), rouler à 120km/h sur l’autoroute, sans permis, monter un meuble Ikea sans regarder la notice, casser la gueule à un mec, pour impressionner une femme,  cuisiner pour elle sans l’empoisonner… je me suis même mis à genoux devant des inconnus pour la demander en mariage… mais ce qu’elle me demande de faire là, ça, non. Pas possible.

C’est ridicule, pourtant.

Je sais que j’en suis capable. Mais chaque fois, c’est pareil, arriver devant le fait accompli, j’abandonne. Je me sens lâche. Enfin, c’est quand-même dingue, je veux dire !

Ce jour-là, j’y étais presque, je pouvais cocher chaque item de la liste, sauf ça…

Pourtant je savais qu’en rentrant je me ferais incendier par ma femme. Mais pour moi, je suis désolé, c’est comme renoncer à sa dignité…

Alors j’essaye toujours de trouver des excuses pour paraître crédible…

« J’ai oublié. »

« Y’en avait plus. »

« J’arrivais pas à te relire. »

« Et pourquoi c’est toujours moi qui fait les courses ? »

« T’es belle, mon amour. »

Je sais plus quoi inventer.

Mais je ne peux certainement pas lui avouer un truc pareil.

Oh je sais ! Cette fois je lui dirai qu’y avait plus de place dans le coffre !

Nan, mec t’es naze là.

En vrai, est-ce qu’il y a réellement plus grande fierté que de rentrer chez soi, avec son paquet de PQ sous le bras, en se disant « je l’ai fait » ?

C’est ma femme qui sera fière de moi. »

On a tous nos petites faiblesses…

Aurélie L

 

L’Amour

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« Si j’étais l’Amour, je viendrais frapper à ta porte à l’improviste. Je m’incrusterai de bon matin, dans le wagon du métro, entre deux passagers inconnus. Je ne chômerais jamais, ni même le lundi ! Je me baladerai dans les rues pour faire sourire les passants. Je me blottirai dans tes bras quand tu frôleras la solitude. Je t’insufflerai des mots doux pour dissiper tes tourments. Je serai partout et nulle part à la fois, que tu crois en moi ou non. Et je dépasserai même les frontières pour te surprendre là où tu ne m’attendais plus. Je tâcherai d’être brave et de toujours gagner contre l’adversité. Je te demanderai pardon pour toutes les fois où je t’aurai abandonné, et pour toutes les trahisons passées. Je te suivrai dans les moindres recoins de ta vie pour mieux t’appartenir et je te laisserai m’apprivoiser pour ne jamais me laisser fuir à nouveau…

Ah ! Si j’étais l’Amour ! Si j’étais l’Amour, je ne serais pas assis là, à rien faire. À tout remettre à plus tard… Oui, parce que je suis très fort pour ça.

Mais l’Amour… l’Amour quand ça s’allume, c’est ardent, ça fait des étincelles, on parle même de coup de foudre. Paraît que ça fait mal parfois. Que c’est dangereux. Y en a même qui en sont morts, et le pire c’est que tout peut s’éteindre à tout moment…

Ça semble si fragile, et pourtant si fort à la fois. Bien plus fort que moi…

Moi, je ne suis que la Paresse… C’est vrai, ça paraît moins dangereux que l’Amour… je reste là et je ne fais rien d’autre que d’être là, à t’écouter ronfler, te regarder laisser passer les heures, les jours, les opportunités et toute l’aventure de la vie qui s’offre à toi.

En fait, tu ne crains absolument rien avec moi… Rien, si ce n’est que de laisser s’enfuir le Temps, le Bonheur, l’Argent, le Succès, et l’Amour. Il ne restera plus que nous… Mais si un jour l’Ennui arrive alors je t’en supplie, sépare toi de moi, lèves toi et cours. Rattrape la vie tant qu’il est encore temps. Car l’ennui peut être fatal, et que tu le veuilles ou non, il arrivera juste après moi. »

Aurélie L

 

Adieu Melun 

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« Cette nuit là, j’attendais, assise sur les marches de béton qui menaient à la porte d’entrée, que quelque chose d’assez fort arrive à me chasser d’ici. Le béton dur et froid me rappelait à quel point j’étais maigre dans mon short de jean effilé et quelques tâches sur mes tennis blanches traduisaient des après-midis passés à marcher le long des chemins boueux.

Le regard rivé sur cette maison que j’allais devoir quitter au petit matin, je me repassais les dernières images que j’allais bientôt regretter.

Il était 1h08. Le vent soufflait et me laissait croire qu’il m’emporterait lui aussi…

J’avais décidé, et étais déterminée à ne pas laisser quiconque croire que j’abandonnerais, ne serait-ce qu’un instant, cet espace infini et éternel : ma maison, entourée de tant de verdure et d’air frais.

Le jardin qui l’encerclait était toute mon enfance : mes premiers pas, mes cabanes, mes premiers bobos, mes premiers amours, mes retours de vacances, mes siestes, mes premières plantations, mon chien, mes voisins, et simplement mon évasion…

Dire « Adieu » à son enfance c’est croire à des problèmes plus conséquents, à une vie plus dure, sérieuse et fatigante.

La pitié, la haine, le désespoir, la honte, l’angoisse, le mépris… Je me moquais de ce que ma mère pouvait ressentir à cet instant, en me regardant au loin.

Je savais qu’en la suivant, je rejoindrais, les douleurs éternelles auxquelles les femmes de ville sont condamnées :

Les talons, les cœurs brisés, les grands ménages, les sentiments réprimés, les sourires et les traits dessinés par ce qu’on appelle « maquillage », les seins qui tombent, les accouchements, la peau ridée, les bonnets et « maillots de bain une pièce » obligatoires, les colorations, les « à table ! » sans jamais de réponse, les entretiens avec des hommes chauves, ou moustachus, et bien sûr les lunettes, pour voir au loin parce qu’à la longue, les yeux auront du mal à supporter tout ça !

Je sentais son regard posé sur moi avec insistance (elle portait des lunettes). Je détournai la tête et me forçais à ignorer cette entêtée…

« Nous quitterons la campagne pour rejoindre la ville ! » Et rien ne pouvait déjouer son inspiration…

C’était du mépris… Elle se fichait bien de me voir quitter ma vie, mes jours heureux, pour une autre vie. Pas la mienne. Celle qui nous laisse essuyer des échecs avec nonchalance… Celle de la ville.

Je croyais un instant qu’elle renoncerait, de par mon caractère… ma résolution. J’osais espérer qu’elle céderait à cette petite mine que j’adoptais, plus petite, souvent pour avoir le droit à une autre part de gâteau… Mais cette fois, ça n’était pas du gâteau…

Je serais donc une parisienne pour le 13 mai 2008, jour de mes 16 ans. Je rejoindrais le lycée comme les autres et serais , selon les statistiques, le mouton n° 2 211 298, de Paris.

Merci maman, pour ce cadeau dont je me rappellerai toute ma vie… »

Aurélie L

 

La Jalouse

 

ingres-louise-de-broglie-contesse-d-haussonville-1845La Jalouse – 5 juillet 1846

« Mon cher Etienne,

Pour tous ces mots que je m’apprête à vous dédier, à l’encre de mon sang, je les verse sur ce papier.

Amour perdu, jamais perçu, que nulle n’ose vous déclarer, de peur que vous restiez bouche-bée.

Dans un élan de courage des plus immenses, qu’on peut croire un peu fou, mon cœur tremble de ses battements les plus intenses et moi je m’offre à vous.

Mais du haut de votre ego, vous ne m’apercevez pas.

Toutes mes forces moi je les puise pour qu’un jour je vous séduise.

Mais vous, personnage ingrat, ne vous en doutez même pas.

En quelle princesse je me déguise, pour paraître à votre guise.

Mais rien n’y fait je n’suis pas là.

Ah dieu ! Comme il fut dur de vous aimer en solitaire !

Adieu ! Pour moi, il n’est de peine plus amère.

Vous voir les courtiser sans trêve. Moi j’ai préféré me taire, tentant vainement de vous plaire.

Tout l’amour que nulle n’aurait su donner, par votre faute, s’est retrouvé gâché.

Enfoui six pieds sous terre, avec ce que j’ai de plus cher.

Je ne vous laisse que cette lettre, Etienne, en espérant qu’elle vous parvienne.

Avant que vous ne quittiez la ville, pour une autre femme appelée Marie.

Avant que vous n’quittiez Paris, pour devenir son beau mari.

Pourvu que cette lettre vous parvienne avant que ma vie ne s’achève. Pourvu que vos lèvres me reviennent avant que jamais je ne me relève.

Votre éternelle Eugénie. »

Par Aurélie Laffont

 

 

On m’a vendu du rêve

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« On m’a vendu du rêve. On m’a dit « tu verras, là-bas, c’est un autre monde, tu vas bien t’amuser et nanana et nanana. »

On est arrivé, on a fait la queue pour le parking, puis la queue pour le guichet, et après quelques heures seulement, on a montré discrètement nos coupons gratuits, en essayant de ne pas passer pour des crevards. Ma femme a payé les churros parce qu’elle savait que j’allais payé le resto. On a marché un peu. Je regardais les enfants des autres sourire et être émerveillés, pendant que les miens se disputaient déjà le dernier Churros. 10 mètres plus tard, je m’étais fait voler mon portefeuille.

Ma femme a fait la gueule car elle savait que ce serait, de ce fait, à elle de tout payer à partir de ce moment là, alors qu’elle était déjà à découvert, à cause des soldes de la veille.

Je les ai tous mis dans un manège pour les calmer un peu et pendant ce temps je faisais opposition sur ma carte et mon chéquier, tout en leur faisant coucou à chaque tour qu’ils passaient devant moi.

Finalement en descendant, ma femme a vomi. Et les enfants étaient pétrifiés.

Ils n’ont plus voulu refaire de manège donc on est allé dans une boutique. Mais comment expliquer à ton gosse que « Non, papa ne peut pas t’acheter cette peluche. Il n’a pas d’argent. » sans passer pour un gros radin. Du coup, ma femme a fini par leur acheter des ballons. Et elle a de nouveau fait la gueule. Pourtant j’avais rien demandé, moi. Pas même un ballon…

Après manger, j’ai proposé qu’on fasse une photo avec la mascotte pour immortaliser ce souvenir… j’ai demandé à un touriste de nous prendre tous ensemble. Mes enfants ne regardaient pas l’objectif, ma femme essuyait un peu de vomi sur sa robe, alors que moi je me faisais tâter les fesses par l’inconnu caché derrière son déguisement. Je me suis senti seul. Mais le moment à bien été immortalisé.

J’ai dit : « bon ça suffit on rentre » et les enfants ont pleuré.

On a prit la voiture. Mon portefeuille était juste là, dans la boîte à gants. J’ai dû éclater les ballons des enfants parce qu’ils ne rentraient pas dans notre petite AX. Ils ont pleuré de plus belle. Et moi aussi. Intérieurement. J’ai mis les essuie-glaces mais malheureusement ça n’a pas essuyé leurs larmes, ni les miennes.

On est rentré et j’ai dit à ma femme, aux enfants… je les ai regardé droit dans les yeux… et je leur ai dit : Disneyland, plus jamais !

Et chaque fois que j’y retourne c’est pareil…

On m’a vendu du rêve. Mais je crois qu’il va falloir qu’on se fasse une raison… Disneyland c’est pas fait pour tout le monde. En tout cas, sûrement pas pour ceux qui ont des enfants particulièrement capricieux, ou une femme un peu radine…

Ou une vie de merde à la base, quoi. »

 

Aurélie L

 

L’Auteur

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Un auteur vit parfois dans un monde parallèle. Pour lui, le temps s’arrête. Il se détache de la foule pour la contempler d’un autre œil et parfois s’égare dans ses illusions de la vie, son imagination et sa vision des choses. Il retranscrit son ressentit par ses mots et vous transporte dans son monde pour vous offrir son point de vue.
Sa vie est une page qu’il déteste voir blanche alors il la crée sans arrêt. Parfois il part dans tous les sens et quand il s’abstient ou bien oublie qu’écrire est son seul moyen de survivre, c’est qu’il souffre du manque d’inspiration. Et puis il se réveille un jour (ou en pleine nuit) et il écrit. Longuement.
Il tempête contre son stylo qui l’abandonne à son tour et se dit que s’il pouvait remplacer son sang par toute l’encre du monde il le ferait parce que c’est là son seul moyen d’expression. Il écrit pour faire vivre ce qui se passe dans sa tête. Tous ces personnages, ces décors, ces concepts qui l’inspirent et qu’il insuffle dans vos pages.

Il oublie la vie. Il lâche son sac de courses et laisse décongeler ses colins pendant quelques heures parce qu’il avait une idée. Juste une. Il vous raccroche au nez, il s’arrête en plein milieu du passage clouté ou se gare en double file (oui c’est lui qui crée tous ces bouchons) puis s’excuse en souriant.

Il est ailleurs.
Il oublie de manger, il reste une heure sous la douche à méditer et vider le ballon d’eau chaude, il se lève soudain de son lit parce qu’il est épris du syndrome de l’inspiration, et cela pourrait sembler dangereux aux yeux de tant d’autres… Il n’est pas là, il ne vous écoute pas, ne vous regarde pas. Et parfois vous lui en voulez d’être si distant mais il ne fait pas exprès…
Il est partout, il est omniprésent. Il est envahi d’un nouveau sens. Il perçoit les choses et les personnes sans les toucher, sans les regarder et parfois sans les connaître mais il sait qu’elles existent quelque part, si ce n’est dans sa tête, et bientôt dans les vôtres. Il s’aventure dans une terra-incognita et bâtit de nouveaux territoires que vous pourrez explorer à votre tour. Et ce voyage, que vous pourrez faire même de chez vous, emmitouflés dans vos draps, ne vous aura coûté que quelques euros pour lesquels il aura touché quelques malheureux centimes pour continuer son parcours, qui le ravira à jamais parce qu’à vrai dire, il ne vit que de mots et d’encre fraîche…

Aurélie L

Les Femmes

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Les Femmes :

Se marier, toutes, elles en brûlent,
Pour porter la robe en tulle,
Et un bouquet de Renoncules.

Elles vous lèvent au crépuscule,
Guident vos jours, selon la pendule,
Et vident la carte, sans faire les calculs.

Elles se plaignent que vous êtes nuls,
Mieux qu’le café, elles vous stimulent,
Et elles vous veulent plus fort qu’Hercule

Elles se servent de vos testicules,
Oublient de prendre leur pilule
Et leur ventre gonfle comme une bulle.

Ensuite, elles veulent que tout s’annule.
Pour le divorce, elles vous bousculent
Parce que soudain leur cœur bascule
Pour un autre homme appelé Jules
Parce que lui l’aime et l’adule
Et fait des blagues moins ridicules

Oui, les femmes sont parfois têtes de mules. »

Aurélie L

 

 

Petit résumé de mon roman…

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« Ne jamais abandonner ses rêves. Facile à dire, mais la vie nous réserve parfois bien des surprises…

Et vous vacillez entre l’envie d’abandonner, et l’envie de vous surpasser.

Des doutes. Des échecs. Des regrets.

Toutes ces choses qui viennent controverser tous vos efforts pour avancer, mais contre lesquelles vous vous démenez, malgré tout.

Toutes ces choses soudain ébranlées par une rencontre. Une personne que l’on croise, que l’on retrouve, qui fait alors renaître en vous, l’insouciance, l’inspiration ou l’envie soudaine de croire en quelque chose de plus fort…

Ce roman vous fait errer dans le quotidien d’une parisienne, perdue quelque part, entre l’amour, ses rêves, et ses petites failles personnelles.

Son nom ? Son âge ? Ses diplômes ? Son salaire ? Son statut social ?

Elle s’en moque un peu.

Car, pour survivre dans le monde des adultes qui lui semble parfois complexe et futile, elle ne s’accroche qu’à une seule chose qui soit réellement éternelle à ses yeux : sa passion.

Laisser une empreinte dans ce monde pour en inspirer d’autres à nouveau… encore et encore. »

Aurélie Laffont

 

 

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